AOP

Monbazillac

Le grand liquoreux du Bergeracois, né des brumes de la Dordogne et de la pourriture noble.

Carte de l’aire géographique de l’appellation Monbazillac, et sa situation en France.
L’aire géographique de l’appellation, commune par commune — et non le parcellaire, qui descend à la parcelle cadastrale. Sources : aires AOC/AOP de l’INAO et contours communaux de l’IGN, données ouvertes.

Le terroir

Coteaux argilo-calcaires exposés au nord, face à la vallée de la Dordogne. Les brumes matinales d'automne, remontées de la rivière, installent le botrytis cinerea sur les baies ; le soleil de l'après-midi les concentre. C'est cette alternance qui fait le liquoreux. Cépages : sémillon, sauvignon blanc, muscadelle.

L’appellation

Monbazillac fait face à Sauternes à l'autre bout du Sud-Ouest, et joue la même partition : le même champignon, les mêmes brumes, la même vendange en plusieurs passages, trie après trie. Sans en porter le prestige, ni les prix.

L'appellation couvre cinq communes au sud de Bergerac, sur des coteaux qui regardent la Dordogne. Le sémillon y domine, car c'est lui qui prend le mieux la pourriture noble ; le sauvignon apporte la tension qui empêche le sucre de peser, la muscadelle le parfum.

On le croit réservé au foie gras du réveillon. C'est un tort : les cuvées les plus tendues ouvrent un repas aussi bien qu'un champagne, et un monbazillac de garde, oublié dix ans en cave, devient tout autre chose. Une bouteille entamée se conserve une bonne semaine au réfrigérateur — le sucre la protège.

Les cépages

  • Grappe de Sémillon.Sémillonraisin blancMegan Mallen — CC BY 2.0
  • Grappe de Sauvignon Blanc.Sauvignon Blancraisin blancNathan — CC BY-SA 2.0
  • Muscadelleraisin blanc
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