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Saké : Nada Gogo

Les « cinq villages de Nada », entre Kobe et Nishinomiya : eau dure du Miyamizu, vent froid du Rokko, alcool ajouté limité à 25 %.

Pays
Japon
Protégée depuis
28/06/2018
Couleurs et styles
Saké

Le terroir

Nada Gogo réunit Nishigō, Mikagegō, Uozakigō, Nishinomiyagō et Imazugō. C'est une longue bande d'est en ouest, adossée aux monts Rokko au nord et ouverte sur la baie d'Osaka au sud. L'hiver, le vent de saison se resserre au détroit d'Akashi et redescend des montagnes : c'est le « Rokko oroshi ». Ce relief offre un climat très propice au brassage d'hiver. Sur 10 kilomètres d'est en ouest, neuf torrents dévalent les pentes. Autrefois, leurs roues à eau polissaient beaucoup de riz. La mer facilitait l'expédition. L'eau des nappes, dont le célèbre Miyamizu, est dure. Elle contient le chlore et le potassium utiles aux levures, et presque pas de fer.

L’appellation

L'indication Nada Gogo couvre les arrondissements de Nada et Higashinada, à Kobe, et les villes d'Ashiya et de Nishinomiya, dans la préfecture de Hyōgo. Le riz et le koji de riz viennent de riz japonais classé au moins grade 3. Seule l'eau puisée dans la zone est admise.

Parmi les ingrédients que la loi admet en plus du riz, seul l'alcool est permis. Son poids ne dépasse pas 25 % du poids du riz, koji compris. Le saké est brassé et mis en bouteille dans la zone. S'il est stocké, il l'est aussi dans la zone.

Le texte décrit un saké aux saveurs harmonieuses et à la finale nette. Mis en réserve, il « monte à l'automne » : ses arômes s'équilibrent, il s'arrondit et l'on ne s'en lasse pas. Les junmai ginjō et ginjō allient un nez fruité et éclatant à une bouche ample. Un saké brassé l'hiver et pasteurisé avant avril mûrit au printemps et en été : c'est l'« akiagari ». Celui qui part ensuite sans nouveau chauffage s'appelle « hiyaoroshi ». À Nada, il est traditionnellement expédié à partir de septembre.

Histoire et évolutions

Le style de Nada doit beaucoup aux tōji de Tamba, l'un des trois grands groupes de maîtres brasseurs du Japon avec ceux de Nanbu et d'Echigo. Des ingénieurs formés à l'université épaulent ces artisans. Leur société d'études publie l'ouvrage « Nadashu » en 1969, puis une seconde série en 1988. En 2010, elle crée un comité qui certifie le « Nada-no-kiippon ».

Les brasseurs surveillent leurs nappes. En 1953, ils créent avec la ville de Kobe un comité d'étude des eaux souterraines. En 1954, un comité de préservation du Miyamizu naît avec Nishinomiya.

L'indication Nada Gogo est désignée le 28 juin 2018. Elle figure parmi les indications japonaises protégées dans l'Union européenne par l'accord de partenariat économique, entré en vigueur le 1er février 2019.

D’après le cahier des charges officiel de l’appellation. Recoupé avec nta.go.jp, nta.go.jp, nta.go.jp.

Les plantes autorisées (2)

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