IG

Saké : Tottori

Junmai de la préfecture de Tottori, le « royaume du junmai » : riz de Tottori, cuve à vapeur traditionnelle, koji par lots de 40 kg, riz à koji à 20 %.

Pays
Japon
Protégée depuis
01/10/2025
Couleurs et styles
Saké

Le terroir

Tottori est une bande de terre étroite. Elle est prise entre la mer du Japon au nord et les monts du Chūgoku au sud, dominés par le mont Daisen, qui s'étirent sur environ 100 kilomètres d'est en ouest. Les rivières y sont courtes. L'hiver, les vents de Sibérie se chargent d'humidité au-dessus du courant chaud de Tsushima. Ils apportent pluie et neige en butant sur les montagnes. L'eau traverse des couches volcaniques altérées, mais n'y séjourne pas longtemps. Elle en sort douce et claire. Les nuits d'hiver restent nuageuses, et l'écart de température entre le jour et la nuit est faible.

L’appellation

L'indication Tottori couvre toute la préfecture. Le riz et le koji de riz viennent seulement de riz récolté dans la préfecture, classé au moins grade 3. Seule l'eau de la préfecture est admise.

Aucun alcool n'est ajouté : le saké doit être un junmai au sens des règles d'étiquetage. Le riz est cuit à la vapeur dans une cuve traditionnelle, le koshiki. À partir de l'étape du « mori », le koji est fait par lots de 40 kg au plus par contenant. Le riz à koji représente au moins 20 % du riz blanc. Le saké est brassé et mis en bouteille dans la préfecture. S'il est stocké, il l'est aussi dans la préfecture.

Le texte décrit un saké souple, riche, qui tire tout l'umami du riz. Il reste net tout en gardant le goût du riz. Il a de l'acidité, et beaucoup gagnent à être chauffés. Il accompagne bien les plats riches en umami, comme le crabe des neiges.

Histoire et évolutions

On attribue les débuts du saké clair à Tottori, en 1628, à Takasagoya Rokubei. Ce brasseur de Takasago avait suivi à Tottori le seigneur Ikeda Mitsumasa, muté depuis Himeji. Il brasse le « sumizake », proche du saké d'aujourd'hui. Le seigneur de Tottori lui ordonne ensuite d'enseigner sa méthode à toutes les brasseries du domaine.

Après la guerre, l'alcool ajouté se généralise. Uehara Hiroshi, chef de la section des alcools de l'institut technique de Tottori, veut revenir à un saké d'eau et de riz. Pour lui, le junmai est « un saké qu'on ne peut pas truquer ». En 1967, des brasseurs de Tottori lancent le premier junmai d'après-guerre de la préfecture, fait de riz très poli et fermenté à basse température. Vers le milieu des années 1980, la plupart des brasseries en produisent. Uehara répète : « le saké, c'est le junmai, et chauffé, c'est encore mieux ».

Le Gōriki, une variété de pays, est recommandé dans la préfecture de 1921 à 1945. Difficile à cultiver, il disparaît un temps. Il est relancé en 1989 à partir de quelques semences gardées à l'université de Tottori. L'indication Tottori est désignée le 1er octobre 2025.

D’après le cahier des charges officiel de l’appellation. Recoupé avec nta.go.jp, nta.go.jp, nta.go.jp.

Les plantes autorisées (2)

Retour