Périgord Fizz, crémant et Monbazillac servis en verre à vin avec zeste de citron et noix

Cocktail · Directement au verre

Le Périgord Fizz : notre signature, où le Monbazillac remplace le sirop

Une création de la maison pour les fêtes : crémant, Monbazillac et citron. Un liquoreux sucre et acidifie en même temps, ce qu'aucun sirop ni aucune liqueur ne sait faire.

  • Préparation : 4 min
  • Verre : Grand verre à vin, jamais une flûte
  • Glace : Deux gros cubes, ou aucun si tout est très froid
  • Directement au verre
  • 1 verre
  • Très facile

Ingrédients

1 verre

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Château Haut Bernasse Les Œnopotes MonbazillacChâteau Haut Bernasse Les Œnopotes Monbazillac 12,50 €
Tour du Roy Brut Prestige Crémant de BordeauxTour du Roy Brut Prestige Crémant de Bordeaux 9,50 €
Prosecco Zimor Treviso Extra DryProsecco Zimor Treviso Extra Dry 8,90 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Ustensiles

  • grand verre à vin (le calice rassemble les arômes du liquoreux, une flûte les écrase)
  • presse-agrumes
  • économe
  • cuillère de bar

La méthode

Un liquoreux sucre et acidifie à la fois. C'est ce qui le distingue de tout ce qu'on met d'habitude dans un fizz. Le Monbazillac porte entre quatre-vingt-dix et cent vingt grammes de sucre par litre, mais aussi une acidité très élevée, héritée de la vendange et de la pourriture noble. Un sirop de sucre, lui, n'apporte que du sucre, et il faut alors compenser au citron.

D'où un dosage inhabituel. Trois centilitres de Monbazillac apportent environ trois grammes de sucre, l'équivalent d'un centilitre de sirop, mais avec de l'acide et un parfum. On descend donc le citron à 1,5 cl, moitié moins que dans un fizz ordinaire.

Le crémant doit être brut. Le verre a déjà son sucre. Un demi-sec ou un crémant dosé généreusement ferait basculer l'ensemble du côté du dessert, ce que ce verre cherche précisément à éviter.

Un verre à vin, pas une flûte. Les arômes d'un liquoreux, coing, abricot sec, miel, ont besoin d'un calice large pour se rassembler sous le nez. Une flûte sert les bulles et écrase tout le reste, et ici c'est le reste qui fait l'intérêt.

Préparation pas à pas

  1. Tout au froid 1 h

    Monbazillac, crémant et verre au réfrigérateur. Le liquoreux se sert autour de 8 °C, comme le crémant : rien ne doit être tiède.

  2. Monter la base 1 min

    Verser le Monbazillac et le jus de citron au fond du verre à vin, puis mélanger trois secondes.

  3. La glace, si besoin 20 s

    Deux gros cubes si le service traîne, aucun si tout sort du réfrigérateur. La glace ici sert à tenir, pas à refroidir.

  4. Compléter au crémant 30 s

    Verser le crémant en inclinant le verre et en le faisant glisser le long de la paroi. Ne pas remuer ensuite.

  5. Le zeste et la noix 30 s

    Tordre le zeste de citron au-dessus du verre, peau vers le liquide, puis le poser. Servir avec un cerneau de noix à côté.

Le conseil du caviste

J'ai imaginé ce verre pour une raison simple : le Château Haut Bernasse Les Œnopotes Monbazillac est un vin que j'aime beaucoup et qui ne sort qu'au foie gras, une fois l'an. Trois centilitres dans un fizz, c'est vingt-cinq verres dans une bouteille : ça change complètement le rapport à un liquoreux, et ça permet d'en ouvrir une sans se demander qui finira le reste.

Pour les bulles, le Tour du Roy Brut Prestige, crémant de Bordeaux, est mon choix : sec, droit, il laisse toute la place au liquoreux. Le Prosecco Zimor Extra Dry donne une version plus fruitée et plus tendre, agréable mais moins tendue.

Une fois ouverte, la bouteille de Monbazillac se garde une bonne semaine au réfrigérateur, bouchée : le sucre et l'acidité le protègent bien mieux qu'un vin sec. Vous avez donc tout le temps de faire vos vingt-cinq verres.

Et la noix se pose à côté, pas dedans. Elle est là pour le goût, entre deux gorgées : le tanin de la noix et l'abricot sec du liquoreux sont un accord du Périgord, et c'est ce qui donne son nom à ce verre.

Dépannage

C'est trop sucré

Le crémant était demi-sec, ou le Monbazillac trop dosé. Un brut, et 3 cl de liquoreux pas davantage.

C'est acide et maigre

Le citron est trop présent. Le liquoreux apporte déjà de l'acidité : 1,5 cl de citron suffisent, moitié moins qu'un fizz ordinaire.

On ne sent pas le Monbazillac

Le verre est trop étroit ou tout est trop froid. Un verre à vin, et un liquoreux à 8 °C et non à 3 °C.

Ça retombe vite

Le crémant a été versé sur un liquide plus chaud que lui, ou le verre a été remué après. Tout au froid, et aucun mélange après les bulles.

Variantes

Version à la vieille prune

Un centilitre de vieille prune en plus. Le verre devient franchement périgourdin et nettement plus long, mais il n'est plus un apéritif léger.

Au pamplemousse

Un zeste de pamplemousse à la place du citron. Son amertume répond au miel du liquoreux mieux que l'acidité seule.

En carafe pour huit

24 cl de Monbazillac, 12 cl de citron, deux bouteilles de crémant versées au dernier moment. Aucune glace dans la carafe.

Sans alcool

Le liquoreux n'a pas d'équivalent sans alcool. On peut en approcher l'idée avec un jus de raisin réduit de moitié et un trait de citron, mais le verre y perd sa tension.

Questions fréquentes

Peut-on mettre un vin liquoreux dans un cocktail ?

Oui, et c'est même l'un des meilleurs ingrédients qui soient : contrairement à un sirop ou à une liqueur, il apporte du sucre et de l'acidité en même temps, plus des arômes de coing et d'abricot sec.

Quel Monbazillac choisir ?

Un Monbazillac de vendange tardive plutôt qu'un liquoreux très concentré : on cherche l'équilibre entre sucre et acidité, pas la puissance.

Combien de verres dans une bouteille ?

Vingt-cinq, à 3 cl par verre. C'est ce qui rend l'exercice intéressant : on ouvre un liquoreux sans se demander qui finira la bouteille.

Combien de temps se garde un Monbazillac ouvert ?

Une bonne semaine au réfrigérateur, rebouché. Le sucre et l'acidité le protègent bien mieux qu'un vin blanc sec.

Ce verre n'est pas un classique, c'est une création de la maison. Il est parti d'un constat de comptoir : le Monbazillac se vend au dessert, une fois l'an, et dort le reste du temps, alors que c'est l'un des plus beaux vins de notre région.

Or un liquoreux n'est pas seulement sucré. Il l'est beaucoup, entre quatre-vingt-dix et cent vingt grammes par litre, mais il porte aussi une acidité très élevée : c'est elle qui l'empêche d'être écœurant et qui permet de le boire. Un sirop, une liqueur, une crème de fruits n'apportent que le sucre.

Dans un fizz, cette double nature change tout. Le Monbazillac prend la place du sirop et une partie de celle du citron, en ajoutant par-dessus des notes de coing, d'abricot sec et de miel que rien d'autre ne donne. Trois centilitres suffisent, et le verre reste sec.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Château Haut Bernasse Les Œnopotes MonbazillacChâteau Haut Bernasse Les Œnopotes Monbazillac 12,50 €
Tour du Roy Brut Prestige Crémant de BordeauxTour du Roy Brut Prestige Crémant de Bordeaux 9,50 €
Prosecco Zimor Treviso Extra DryProsecco Zimor Treviso Extra Dry 8,90 €

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