Verre à vin de blanc sec avec un fond de crème de châtaigne brun ambré en dégradé, châtaigne posée à côté, sur un comptoir de cuivre martelé

Cocktail · Crème au fond, vin versé le long de la paroi, on ne remue jamais

Kir à la crème de châtaigne

Le kir d'automne. La crème de châtaigne est plus douce et moins acide que le cassis : descendez à 1,5 cl là où vous mettriez 2 cl, sinon le vin disparaît.

  • Préparation : 2 min
  • Verre : Flûte pour la version crémant, verre à vin pour la version blanc sec — bien froid dans les deux cas
  • Crème au fond, vin versé le long de la paroi, on ne remue jamais
  • 1 verre — une bouteille en fait 7 en flûte
  • Facile
  • Automne

Ingrédients

1 verre — une bouteille en fait 7 en flûte

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette — en stock.

Tour du Roy Brut Prestige Crémant de BordeauxTour du Roy Brut Prestige Crémant de Bordeaux 9,50 €
Cave de Turckheim Mayerling Crémant d'AlsaceCave de Turckheim Mayerling Crémant d'Alsace 13,00 €
Moulin Caresse Le SauvignonMoulin Caresse Le Sauvignon 7,90 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Ustensiles

  • flûte ou verre à vin (sorti du réfrigérateur si possible : un verre froid tient les bulles)
  • verre doseur ou cuillère à café (1,5 cl, c'est une cuillerée à café bombée ; au jugé on en met toujours trop)

La méthode

Il n'y a rien à rater, sauf trois choses.

Le dosage. C'est le seul vrai point de cette recette. Un kir classique se fait à 2 cl de crème pour 10 cl de vin, soit un cinquième. La crème de châtaigne n'a pas l'acidité du cassis pour se faire tenir tête ; à la même dose, elle prend toute la place et on boit un verre de sirop étendu. 1,5 cl — une cuillerère à café bombée — est le bon compte. Mesurez-la : au jugé, tout le monde en met trop.

L'ordre et le versement. La crème d'abord, seule, au fond du verre. Puis le vin, versé lentement le long de la paroi inclinée. Le mélange se fait de lui-même pendant que le niveau monte, par simple différence de densité. Versé brutalement au centre, on obtient soit un mélange complet et terne, soit de la mousse qui déborde.

On ne remue pas. Jamais. Sur un crémant, une cuillère fait perdre la moitié des bulles ; sur un blanc tranquille, elle efface le dégradé ambré qui fait la beauté du verre. Les deux derniers centimètres restent plus foncés, et c'est très bien : la dernière gorgée est la plus gourmande.

Et tout doit être froid, le verre compris. Un kir tiède est écœurant — le sucre de la crème ne se supporte qu'à basse température.

Préparation pas à pas

  1. La crème 30 s

    Versez 1,5 cl de crème de châtaigne au fond du verre froid. Mesurez plutôt que d'estimer.

  2. Le vin 1 min

    Inclinez le verre et versez le vin ou le crémant très froid doucement le long de la paroi, jusqu'à 10 cl.

  3. Servir 10 s

    Ne remuez pas. Le mélange s'est fait pendant le versement, et le fond plus foncé fait la dernière gorgée.

Le conseil du caviste

En blanc sec, prenez un vin vif : Sauvignon, Bordeaux blanc sec, Montravel. La crème de châtaigne apporte déjà toute la rondeur dont le verre a besoin, et un blanc gras par-dessus donnerait quelque chose de mou.

En crémant — le kir royal à la châtaigne — il faut un brut, et seulement un brut. Un demi-sec ajoute son propre sucre à celui de la crème et l'ensemble devient sirupeux dès la deuxième gorgée. C'est l'erreur la plus fréquente sur les kirs royaux en général : on prend un mousseux doux en pensant bien faire.

Un crémant de Bordeaux brut ou un crémant d'Alsace font parfaitement l'affaire, et c'est la bonne place pour eux : le champagne dans un kir est un gaspillage, puisque la crème couvre exactement ce qui fait son prix.

Une bouteille de 75 cl donne sept flûtes ou six verres à vin. Pour un apéritif de dix personnes, comptez deux bouteilles et une seule bouteille de crème de châtaigne — à 1,5 cl le verre, 20 cl couvrent largement treize kirs.

Dépannage

On ne sent plus du tout le vin

Il y a trop de crème. La châtaigne n'a pas l'acidité du cassis : 1,5 cl et pas 2, mesurés à la cuillère.

C'est sirupeux

Le mousseux était un demi-sec. En kir, il faut un brut : son sucre s'ajoute sinon à celui de la crème.

Il n'y a presque plus de bulles

Le verre a été remué, ou le crémant versé au centre. Versez le long de la paroi inclinée et ne remuez jamais.

C'est écœurant

Le vin ou le verre n'étaient pas assez froids. Le sucre d'une crème ne se supporte qu'à basse température.

Préparer à l'avance

Un kir se fait au verre, jamais à l'avance : monté puis laissé dix minutes, il perd ses bulles et se réchauffe. La crème de châtaigne, elle, se garde plusieurs mois au frais une fois ouverte, comme toutes les crèmes de fruit — sa teneur en sucre la conserve. Vérifiez simplement qu'elle n'a pas cristallisé au bouchon.

Variantes

Kir royal à la châtaigne

Crémant brut à la place du blanc sec, mêmes 1,5 cl de crème, en flûte. Les bulles allègent la douceur et la couleur ambrée au fond du verre est très belle. C'est un apéritif de fêtes.

Sans alcool

1,5 cl de crème de châtaigne, 10 cl de jus de raisin blanc bien froid et un trait d'eau gazeuse. Le jus étant déjà sucré, descendez la crème à 1 cl.

Kir communard d'automne

La même chose au vin rouge léger et frais, servi à 12 °C. Plus rustique, très bon avec de la charcuterie.

Questions fréquentes

Quelle dose de crème de châtaigne pour un kir ?

1,5 cl pour 10 cl de vin, soit une cuillerère à café bombée — moins que les 2 cl d'un kir au cassis. La crème de châtaigne est plus douce et moins acide : à dose classique, elle recouvre complètement le vin.

Quel vin pour un kir à la châtaigne ?

Un blanc sec et vif — Sauvignon, Bordeaux blanc sec, Montravel — ou un crémant brut pour la version royale. Jamais un demi-sec : son sucre s'ajoute à celui de la crème et l'ensemble devient sirupeux.

Faut-il remuer un kir ?

Non, jamais. Le mélange se fait tout seul pendant le versement, par différence de densité. Remuer dégaze un crémant et efface le dégradé ambré qui fait la beauté du verre.

Combien de kirs dans une bouteille ?

Sept flûtes de 10 cl ou six verres à vin de 12,5 cl. Une bouteille de 20 cl de crème de châtaigne couvre treize verres.

Le kir est une mécanique simple : une crème de fruit au fond, du vin par-dessus, rien à remuer. Ce qui change d'une version à l'autre, c'est le dosage — et c'est là que la châtaigne demande un ajustement.

La crème de cassis a une acidité franche qui la fait tenir face au vin. La crème de châtaigne, elle, est plus douce et beaucoup moins acide : à 2 cl, la dose classique, elle recouvre complètement un blanc sec et il ne reste qu'un verre sucré. À 1,5 cl, l'équilibre est juste et on sent encore le vin.

Le geste est le même que pour tous les kirs : la crème au fond du verre froid, puis le vin versé doucement le long de la paroi. Le mélange se fait tout seul par différence de densité pendant la montée du liquide. On ne remue pas — remuer dégaze un crémant et brouille le dégradé qui fait toute la beauté du verre.

En crémant, c'est un très bel apéritif de fin d'année : les bulles allègent la douceur de la châtaigne et la couleur ambrée au fond du verre est remarquable.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Tour du Roy Brut Prestige Crémant de BordeauxTour du Roy Brut Prestige Crémant de Bordeaux 9,50 €
Cave de Turckheim Mayerling Crémant d'AlsaceCave de Turckheim Mayerling Crémant d'Alsace 13,00 €
Moulin Caresse Le SauvignonMoulin Caresse Le Sauvignon 7,90 €

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