Le Puccini est le quatrième des cocktails du Harry's Bar, avec le Bellini à la pêche, le Rossini à la fraise et le Tintoretto à la grenade. Toujours le même principe : un jus de fruit pressé minute, du vin pétillant, et rien d'autre.
On le prend souvent pour un mimosa — c'est une erreur qui vaut la peine d'être corrigée. La mandarine n'est pas une petite orange. Elle est nettement moins acide, plus sucrée, et surtout beaucoup plus parfumée : c'est l'un des rares agrumes dont le nez se sent à travers les bulles.
Concrètement, ça change deux choses. On ne sucre pas — le Puccini n'a jamais besoin de sirop, là où un mimosa à l'orange en réclame parfois. Et il faut filtrer : la mandarine donne beaucoup plus de pulpe que l'orange, et la pulpe fait retomber les bulles.
Le zeste, enfin, est presque plus important que le jus.






