La Bicicletta est née dans les bars de Milan et de Lombardie, et son nom vient d'une plaisanterie de comptoir : c'est le verre que buvaient les vieux messieurs en fin d'après-midi, avant de rentrer chez eux à vélo — en zigzaguant légèrement.
La plaisanterie est douce, parce que le verre l'est aussi. Avec du vin blanc sec à la place du gin ou du vermouth, la Bicicletta titre autour de 8 degrés — la moitié d'un spritz, le quart d'un negroni. C'est un apéritif qu'on peut boire en fin d'après-midi sans compromettre la soirée.
Le point technique tient au vin, et il est contre-intuitif : il faut un blanc sec et neutre, surtout pas aromatique. Un sauvignon très exubérant ou un vin boisé se battent avec l'amer et le verre devient confus. Ce qu'on veut, c'est un blanc droit, vif, discret — il est là pour porter, pas pour parler.
Et l'eau gazeuse arrive en dernier, sans jamais remuer.







