Le Roy Rogers porte le nom d'un acteur de westerns américain des années 1940, et il appartient à une petite famille de cocktails sans alcool nommés d'après des vedettes : le Shirley Temple à la limonade, le Roy Rogers au cola, le Arnold Palmer au thé glacé et à la citronnade.
Ce sont des verres pour enfants, et c'est précisément pour cela qu'ils méritent qu'on les fasse bien. Un enfant à qui l'on sert un vrai verre, avec sa cerise et sa paille, participe à l'apéritif au lieu de le subir. C'est un détail de table qui compte plus qu'il n'en a l'air.
L'enjeu unique est la grenadine. Celle des rayons est un sirop rouge parfumé sans grenade, qui ne fait qu'ajouter du sucre à un cola déjà sucré. Une grenadine maison, jus de grenade et sucre à parts égales dissous à froid, apporte au contraire une acidité et une astringence qui équilibrent le cola. Le verre devient intéressant, ce qu'il n'est jamais autrement.
Comptez une grosse grenade pour quinze centilitres de jus, en pleine saison d'octobre à janvier.







