Tarte aux pralines roses de Lyon sur pâte sablée dorée, garniture rose framboise brillante parsemée d'éclats d'amandes, une part coupée, pralines roses entières et concassées à côté

Dessert

Tarte aux pralines roses de Lyon : la crème doit atteindre 105 °C, sinon elle ne prendra jamais

Une garniture liquide qui coule à la découpe, c'est toujours la même cause : la crème n'a pas assez bouilli. Il faut un thermomètre et 105 °C, pas un œil et une intuition.

  • Préparation : 25 min
  • Cuisson : 35 min
  • Repos : 1 h de pâte + 3 h de prise
  • Moyen
  • 8 personnes
  • Moyen
  • Automne

Ingrédients

8 personnes

Ustensiles

  • thermomètre de cuisson (indispensable ici, ce n'est pas un confort)
  • casserole à fond épais
  • moule à tarte 26 cm
  • billes de cuisson ou légumes secs (pour la cuisson à blanc)
  • sac de congélation et rouleau (pour concasser les pralines sans les pulvériser)

L'astuce du chef

105 °C, mesurés au thermomètre. C'est toute la recette. En chauffant, l'eau de la crème s'évapore et la concentration en sucre monte ; à 105 °C, elle atteint le point où le mélange fige en refroidissant. En dessous, la garniture restera liquide et coulera dès la première part. Au-dessus de 110 °C, elle deviendra cassante.

Concasser, ne pas mixer. Les pralines doivent rester en éclats : c'est le contraste entre la garniture lisse et les morceaux d'amande qui fait le dessert. Un mixeur donnerait une pâte sableuse et uniforme. Un sac de congélation et un rouleau suffisent.

Feu doux et remuer sans arrêt. Le sucre des pralines accroche très vite au fond, et une garniture brûlée est irrécupérable. Casserole à fond épais, spatule, et on ne quitte pas la casserole.

Cuire le fond à blanc complètement. La garniture est versée chaude et ne retourne pas au four : la pâte doit être entièrement cuite et bien dorée avant, sinon elle restera molle sous une garniture liquide.

Trois heures de prise au frais. Ce dessert ne se coupe pas tiède. Il ne devient net qu'une fois complètement froid.

Une part est petite. C'est un dessert extrêmement sucré : huit parts dans un moule de 26 cm, pas six.

Préparation pas à pas

  1. La pâte sablée 10 min

    Sablez farine, beurre froid, sucre glace et sel du bout des doigts. Ajoutez l'œuf, rassemblez sans pétrir. Filmez et laissez 1 heure au frais.

  2. Cuire à blanc 25 min

    Étalez, foncez le moule, piquez. Cuisez à blanc avec billes 15 minutes à 180 °C, puis 10 minutes sans les billes : le fond doit être franchement doré et cuit à cœur.

  3. Concasser les pralines 5 min

    Dans un sac de congélation, écrasez-les au rouleau en gros éclats. Ne les mixez pas.

  4. Cuire la garniture 10 min

    Crème et pralines dans une casserole à fond épais, feu doux, en remuant sans arrêt. Portez à 105 °C au thermomètre : le mélange épaissit et nappe la spatule.

  5. Garnir 2 min

    Versez immédiatement sur le fond refroidi et lissez. Ça fige très vite, ne traînez pas.

  6. Laisser prendre 3 h

    À température ambiante d'abord, puis 3 heures au frais. Coupez au couteau trempé dans l'eau chaude et essuyé.

Le conseil du caviste

Voici l'accord que presque tout le monde rate : sur un dessert aussi sucré, le vin doit être au moins aussi sucré que l'assiette. Un vin sec ou même un brut paraîtra acide et métallique à côté — c'est une règle sans exception en accord sucré.

La Rosette du Château du Rooy est notre réponse locale : un moelleux de Bergerac, fin, sur l'abricot et les fleurs blanches, avec juste assez de vivacité pour ne pas ajouter du sucre au sucre. La Frangine moelleux de Moulin Caresse joue la même partition, un peu plus gourmande.

Et si vous voulez des bulles — le réflexe naturel devant une tarte rose — prenez le crémant de Bordeaux Tour du Roy demi-sec, pas un brut. Le demi-sec existe exactement pour cette situation, et c'est un vin qu'on ne pense jamais à servir alors qu'il règle tous les desserts.

Dans tous les cas, servez bien frais, à 8 °C : la fraîcheur allège la sensation sucrée, et une petite part suffit.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette — en stock.

Château du Rooy RosetteChâteau du Rooy Rosette 8,80 €
Château Moulin Caresse La Frangine MoelleuxChâteau Moulin Caresse La Frangine Moelleux 6,60 €
Tour du Roy Demi-Sec Crémant de BordeauxTour du Roy Demi-Sec Crémant de Bordeaux 9,50 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

La garniture coule à la découpe

Elle n'a pas atteint 105 °C. C'est la cause dans neuf cas sur dix. On peut la remettre à chauffer et recommencer, le fond de tarte survivra.

Elle est dure et collante

Trop cuite, au-delà de 110 °C. Le sucre est passé au stade caramel. Il n'y a pas de rattrapage.

La garniture a un goût de brûlé

Le sucre a accroché au fond. Casserole à fond épais, feu doux, et on remue sans jamais s'arrêter.

Le fond de tarte est mou

Il n'était pas assez cuit à blanc. La garniture ne repasse pas au four : le fond doit être entièrement cuit avant.

C'est écœurant

Les parts sont trop grandes. Comptez huit parts, servez très frais, et un vin moelleux frais à côté : ça change tout.

Conservation & préparation anticipée

3 jours à température ambiante sous une cloche. Elle ne se dessèche pas : le sucre la conserve très bien.

Évitez le réfrigérateur au-delà de la prise initiale — l'humidité ramène la pâte. Trois heures au frais pour figer, puis à température ambiante.

Le fond de tarte cuit à blanc peut être préparé la veille et gardé dans une boîte hermétique.

Congélation déconseillée : la garniture rend de l'eau à la décongélation.

Variantes

En brioche de Saint-Genix

Les mêmes pralines concassées incorporées à une pâte à brioche : l'autre grand classique du Lyonnais.

Avec un fond de crème d'amande

Une fine couche de crème d'amande cuite sous la garniture rose. Moins sucré par bouchée, plus équilibré.

En tartelettes

Le format idéal pour un dessert aussi riche : huit tartelettes plutôt qu'une grande tarte.

Avec une pointe de fleur de sel

Une très légère pincée sur la garniture avant qu'elle fige : ça casse le sucre et réveille l'amande.

Questions fréquentes

Pourquoi ma garniture reste-t-elle liquide ?

Parce qu'elle n'a pas atteint 105 °C. À cette température seulement, la concentration en sucre est suffisante pour que le mélange fige en refroidissant. Un thermomètre est indispensable.

Où trouver des pralines roses ?

En épicerie fine, en confiserie, ou au rayon pâtisserie des grandes surfaces. Prenez-les entières et concassez-les vous-même plutôt que déjà broyées.

Peut-on la faire la veille ?

Oui, elle se garde 3 jours sous une cloche. Le fond de tarte peut même être cuit deux jours avant.

Faut-il mixer les pralines ?

Non, surtout pas. Elles doivent rester en gros éclats : c'est le croquant de l'amande dans la garniture lisse qui fait tout l'intérêt.

Quel vin servir avec une tarte aux pralines ?

Un vin au moins aussi sucré que le dessert : un moelleux de Bergerac servi à 8 °C, ou un crémant demi-sec. Un brut ou un vin sec paraîtrait acide à côté.

C'est le dessert de tous les bouchons lyonnais, et le plus simple qui soit : deux ingrédients, des pralines et de la crème. Sa seule difficulté est physique et précise — la garniture ne tient que si le mélange atteint une température précise, celle où le sucre concentré fige en refroidissant. Un degré en dessous, elle coule ; quelques degrés au-dessus, elle devient dure comme un caramel.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Château du Rooy RosetteChâteau du Rooy Rosette 8,80 €
Château Moulin Caresse La Frangine MoelleuxChâteau Moulin Caresse La Frangine Moelleux 6,60 €
Tour du Roy Demi-Sec Crémant de BordeauxTour du Roy Demi-Sec Crémant de Bordeaux 9,50 €

Voir tous nos vins →

Vous recevez ?

Combien de bouteilles prévoir ?

Dites le nombre de convives : l'assistant calcule les quantités à partir des doses de restaurant et propose des bouteilles de la cave, à panacher librement.

Calculer pour Tarte aux pralines roses de Lyon
Retour