La crème de cassis maison a un avantage écrasant sur celle du commerce : elle est moins sucrée. Pour porter le nom de « crème », une liqueur doit dépasser 400 grammes de sucre par litre — c'est une définition réglementaire, pas un choix de goût. Chez soi, on décide.
Le geste tient en trois temps : macération des baies dans l'alcool, écrasement et filtrage, puis ajout du sucre à froid.
Et il y a un détail que presque personne ne mentionne : ajoutez une poignée de feuilles de cassissier. L'odeur si reconnaissable du cassis — ce côté vert, presque sauvage — vient autant des feuilles et des bourgeons que des baies. Sans elles, on obtient un sirop de fruit noir ; avec elles, on obtient du cassis.
Second point : le sucre s'ajoute après la macération, jamais pendant. Ajouté au départ, il fait sortir l'eau des baies par osmose et l'alcool n'extrait plus rien.







