Ajouter du pamplemousse à un gin tonic est une bonne idée mal exécutée neuf fois sur dix. On verse du jus, on obtient un verre trouble, sucré, où le gin a disparu et où la quinine du tonic se bagarre avec l'acidité du fruit.
Le pamplemousse a pourtant sa place ici, mais par l'écorce et non par le jus. Les huiles essentielles de son zeste contiennent de la nootkatone, une molécule au parfum très puissant et sans une goutte de sucre ni d'acide. Un large zeste pressé au-dessus du verre parfume plus franchement que six centilitres de jus, et il laisse le gin et le tonic faire leur travail. Si vous voulez tout de même du jus, deux centilitres au maximum, jamais davantage.







