La mangue et le piment sont un accord mexicain de rue avant d'être un cocktail : on vend là-bas des tranches de mangue saupoudrées de sel, de citron vert et de piment en poudre. Le verre en descend directement, et il vaut pour lui-même, pas seulement comme version sans alcool d'autre chose.
Il pose en revanche un problème technique réel. Nous avons écrit ici la margarita épicée au jalapeño, où le piquant se dose au chronomètre en faisant infuser le piment dans la tequila. Cette méthode ne se transpose pas : la capsaïcine, la molécule du piquant, est soluble dans l'alcool et dans les corps gras, mais pratiquement pas dans l'eau.
Une rondelle de piment laissée dans un jus de fruits ne donne donc presque rien, puis donne tout d'un coup quand on croque un morceau. Il faut passer par un autre chemin : le bord du verre, et la pulpe elle-même.







