Agave

Jabalí

Agave convallis Trel.

Un agave d'Oaxaca longtemps cueilli pour sa fibre, passé au mezcal, dont le jus mousse tant qu'il complique la distillation.

Aujourd’hui
Sauvage
Taille de la rosette
1 à 1,2 m de haut, 1,5 à 2 m de large
Feuilles
50 à 80 par rosette
Hampe florale
3 à 6 m, en épi
Altitude
1 800 à 2 640 m
Autres noms
Jabalín, Maguey de escobeta, Maguey de reata, Maguey duro, Maguey de lazo

Origine et botanique

Le jabalí porte le nom scientifique d'Agave convallis. C'est une rosette sans tige, le plus souvent solitaire, rarement en colonie. Ses feuilles sont raides, charnues et fibreuses. Elles sont vert sombre, vert jaune ou pourpres. Leurs bords portent de fortes dents blanc grisâtre ou brunes, et chaque feuille finit par une épine de 3 à 5,5 cm. La hampe florale, en épi, porte des fleurs vert jaune dehors et rouge sombre dedans.

Il a longtemps été confondu avec Agave kerchovei. En 1982, Gentry en faisait un simple synonyme. Sa forme, son aire, son altitude, sa floraison et son milieu permettent pourtant de l'en séparer. Il a plus de feuilles, plus courtes et plus larges, et il pousse plus haut. Le nom de maguey jabalí désigne d'ailleurs aussi Agave kerchovei.

Où il pousse

Le jabalí est propre au Mexique. On le connaît dans l'État d'Oaxaca, dans les districts de Cuicatlán, Etla, Huajuapan, Miahuatlán, Nochixtlán, Sola de Vega, Teposcolula, Tlacolula, Tlaxiaco et Yautepec.

Il vit entre 1 800 et 2 640 m d'altitude. On le trouve dans les chênaies, les broussailles sèches, la forêt basse caducifoliée et les fourrés de genévriers. Il pousse sur des pentes rocheuses, en sol magmatique ou calcaire. Il fleurit entre août et janvier.

Son histoire

Le jabalí a d'abord été une plante à fibre. On tirait de ses feuilles l'ixtle, pour faire des cordes, des sacs et des liens. On s'en servait à la maison et on le vendait. Cet usage se perd. Moins récoltée, l'espèce a formé de grandes colonies denses dans son aire naturelle.

La norme du mezcal publiée en 2017 admet toute espèce du genre Agave. Le jabalí entre dans ce cadre.

Avec l'essor du mezcal, la plante a changé de vie. Elle est désormais vendue aux distilleries. Pendant la distillation, son jus produit beaucoup de mousse, ce qui complique le travail. Certains producteurs n'en mettent qu'un peu, pour « donner une touche de saveur » à un mezcal d'espèces classiques.

Les plantes viennent surtout des populations sauvages. Les jeunes plants y sont plus nombreux que les adultes, qui poussent isolés dans des lieux difficiles d'accès. Des plantations commerciales naissantes cherchent à soulager ces populations.

Dans le verre

Des producteurs prêtent au mezcal de jabalí une saveur particulière. Elle se retrouve dans le prix que la bouteille atteint.

Les appellations qui l’autorisent (1)

Sources

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