Agave

Papalote

Agave cupreata Trel. & A.Berger

L'agave du bassin du Balsas, aux épines couleur de cuivre, qui ne fait jamais de rejets et ne se ressème que par ses graines.

Aujourd’hui
Cultivé et sauvage
Maturité
7 à 15 ans
Reproduction
par graines seulement
Hampe florale
4 à 7 m
Altitude
1 220 à 1 860 m
Autres noms
Maguey papalote, Maguey chino, Maguey ancho, Papalotl, Mariposa, Tobalá, Maguey de mezcal, Maguey de hoja ancha, Maguey cimarrón

Origine et botanique

Le papalote porte le nom scientifique d'Agave cupreata, publié par Trelease et Berger en 1915. Il appartient à la famille des Asparagacées. Sa rosette, de taille moyenne, porte des feuilles larges, vert jaune et brillantes, longues de 40 à 80 cm. Leurs bords sont profondément crénelés. Ils portent des dents cuivrées à grises. La hampe florale atteint 4 à 7 m et porte des fleurs jaunes.

Gentry le range dans le groupe Crenatae. Ce groupe se reconnaît à ses épines couleur cuivre et à ses feuilles larges, très dentées. La plante ne fleurit qu'une fois, puis elle meurt. Elle ne fait pas de rejets et ne se reproduit que par ses graines. À Oaxaca, on l'appelle aussi tobalá, un nom que porte aussi Agave potatorum.

Où il pousse

Le papalote est propre au Mexique. Il vient du bassin du Balsas, dans les États de Michoacán, de Guerrero et d'Oaxaca. À Oaxaca, on ne le connaît que dans le district de Silacayoapam.

Il pousse sur des pentes entre 1 220 et 1 860 m d'altitude. On le trouve dans les forêts de pins et de chênes, les prairies, les palmeraies et la forêt basse caducifoliée. Les sols sont magmatiques ou calcaires. Il fleurit de novembre à janvier.

Son histoire

Au Guerrero, le papalote sert au mezcal artisanal depuis plusieurs générations. Ses fleurs se mangent. Ses hampes servent de bois de feu ou à bâtir les maisons. On le récolte quand la hampe florale commence à pointer, entre 7 et 12 ans. Ce stade s'appelle la « velilla ».

En 2012, l'appellation mezcal s'étend au Michoacán. Le texte y nomme deux agaves à mezcal, dont Agave cupreata, appelé maguey chino. En 2025, l'appellation gagne le municipio de Taretan. Le texte présente alors le papalote comme l'espèce la plus représentative du Michoacán.

Le succès du mezcal pèse sur les plantes sauvages. Les plantes mûres sont coupées juste avant la floraison, quand le sucre est au plus haut. Elles ne donnent donc pas de graines. Une étude de 2007 a mesuré un recul des populations de 3 à 5 % par an. En 2020, la liste rouge mondiale des espèces menacées l'a classée en danger.

Des communautés réagissent. À La Esperanza, au Guerrero, une pépinière produisait chaque année plus de 100 000 plants de maguey et d'arbres locaux. Ils étaient replantés dans la végétation naturelle. Des producteurs ressèment aussi les zones de récolte avec des graines prises sur les plantes sauvages.

Dans le verre

Le papalote donne un mezcal un peu plus doux et plus souple que d'autres agaves. Ses saveurs sont légères. La douceur de l'agave y domine.

En chiffres

  • Part du mezcal certifié (maguey papalote) 0,4 % en 2025
  • Part du mezcal certifié (maguey chino) 0,4 % en 2025

Les appellations qui l’autorisent (1)

Sources

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