Il y a une bouteille d'amaretto dans presque toutes les maisons de France, et elle est presque toujours à moitié pleine depuis des années. On l'a reçue, on en a bu un verre pur — trop sucré — et on l'a reposée.
Le tonic règle le problème d'un coup. Son amertume de quinine et son gaz coupent net le sucre de la liqueur, et ce qui restait dessous — l'amande amère, le noyau d'abricot, une pointe de vanille — remonte enfin à la surface.
Les proportions sont le seul point technique : 1 pour 3. C'est-à-dire 5 cl d'amaretto pour 15 de tonic, et pas davantage de liqueur. À 1 pour 2, c'est du sirop pétillant ; à 1 pour 3, c'est un apéritif.
Et le zeste de citron n'est pas une décoration : c'est lui qui donne le relief qui manque à l'amande.







