Si l'on retire d'une sangria le sucre, l'alcool ajouté, les six fruits et les douze heures de macération, il reste ceci : du vin rouge et du jus d'orange sur de la glace. C'est le squelette de la recette, et c'est souvent meilleur que ce qu'on obtient en empilant le reste.
La raison est simple. La plupart des sangrias ratées le sont par excès de sucre : le vin, les fruits et le sirop s'additionnent, et on obtient une boisson lourde qu'on ne finit pas. Le jus d'orange seul apporte du sucre et de l'acide dans les bonnes proportions, ce qu'aucun sirop ne fait.
Un seul point technique, mais il décide de tout : l'orange se presse au moment. Un jus d'orange industriel est pasteurisé et re-sucré ; il a un goût de cuit et il a perdu son acidité. Dans une recette à deux ingrédients, il n'y a rien pour le masquer.
Et la cannelle est facultative mais elle fait le lien : une demi-cuillerée de sirop de cannelle, ou simplement un bâton laissé dans le verre, et le cocktail bascule de l'été vers l'automne.







