Nous avons publié ici l'old fashioned à l'armagnac, qui demande trente-cinq à quarante secondes de cuillère parce qu'une distillation unique laisse beaucoup de matière à ouvrir. Le gin est à l'exact opposé.
Ce qu'un gin a de meilleur, ce sont ses composants volatils : genièvre, coriandre, écorce d'agrume, tous très légers et tous les premiers à partir. Une dilution longue les emporte et laisse un alcool plat qui sent vaguement le pin. On remue donc vingt secondes, pas davantage, et on compense la rondeur qui manque par le miel plutôt que par le sucre : ses notes florales prolongent le genièvre au lieu de simplement sucrer.







