La faute classique est de garder le rapport habituel, un tiers de gin pour deux tiers de tonic, en remplaçant simplement le gin par un spiritueux sans alcool. Le résultat est un tonic à peine parfumé, parce que le rapport de 1 à 2 n'a jamais été conçu pour un liquide à zéro degré.
L'alcool est un solvant, et c'est lui qui portait les aromates du gin jusqu'au nez. Un distillat sans alcool contient les mêmes plantes mais les diffuse beaucoup moins bien. Il faut donc en mettre davantage et allonger moins : un rapport de 1 à 1,5 plutôt que de 1 à 2, et un tonic de caractère qui apporte lui-même de l'amertume et de la structure.







