Le spritz doit sa réussite à un équilibre très simple : du sucre, des bulles, et surtout une amertume franche qui empêche le verre de lasser. Quand on retire l'alcool sans y penser, c'est presque toujours l'amertume qui disparaît avec lui, parce qu'elle vient de l'apéritif amer et de rien d'autre.
Le résultat est connu : une boisson orange, sucrée, agréable deux gorgées puis fatigante. La solution est de reconstruire l'amer, soit avec un apéritif sans alcool conçu pour cela, soit avec un tonic à la quinine ou à la gentiane. C'est le seul ingrédient sur lequel il ne faut pas céder, et la proportion compte autant que le produit.







