Le karkadé se boit partout en Égypte et au Soudan, chaud dans les cafés du Caire en hiver, glacé et sucré l'été. Ce sont les calices séchés de l'hibiscus sabdariffa, pas la fleur ornementale de nos jardins.
Le goût est franchement acide, proche de la canneberge, avec une longueur presque fruitée. La couleur, elle, est spectaculaire : un rouge grenat translucide qui ne doit rien à un colorant.
Le piège est la température. À l'eau bouillante, l'hibiscus libère une astringence de tanin qui gratte la langue et masque le fruit. À quatre-vingts degrés, il donne la même couleur et la même acidité sans cette âpreté. Beaucoup de gens trouvent le karkadé rugueux : ils l'ont simplement infusé trop chaud.
Il n'y a pas de théine dedans, ce qui en fait une boisson de soirée commode.







