Le sujeonggwa se sert froid, en fin de repas, dans un petit bol. En Corée, c'est la boisson des fêtes et du Nouvel An lunaire, et elle a la réputation d'aider à digérer un repas copieux.
La cannelle et le gingembre y sont à parts égales, mais ils ne s'infusent pas ensemble. Le gingembre demande une cuisson longue pour donner sa chaleur, la cannelle devient pâteuse et poussiéreuse si on la pousse aussi loin. On fait donc deux décoctions dans deux casseroles, et on les réunit à la fin. Un sujeonggwa cuit en une seule casserole est toujours déséquilibré, dans un sens ou dans l'autre.
Les kakis séchés ne cuisent pas non plus : on les met à tremper dans le punch froid, où ils gonflent et sucrent lentement. Les pignons flottent en surface au moment du service, et ce n'est pas qu'une décoration : leur gras arrondit la brutalité du gingembre.







