Le bord de coco d'une margarita est souvent décevant : on colle de la noix de coco râpée sur le verre, et l'on obtient une texture sèche sans aucun parfum. Ce n'est pas un problème de qualité mais de cuisson. La noix de coco séchée du commerce n'a presque pas d'arôme tant qu'elle n'a pas été chauffée.
Deux minutes dans une poêle sèche déclenchent la réaction de Maillard et libèrent des notes de biscuit et de caramel qui n'existaient pas avant. Le même ingrédient devient alors l'élément le plus marquant du verre. C'est le genre de détail qui ne coûte rien et qui sépare un cocktail de bar d'un cocktail de maison.







