Le chocolat au piment est l'une des plus vieilles recettes du monde et l'une des plus mal comprises aujourd'hui. On imagine une boisson qui pique, alors que le rôle du piment y est bien plus subtil : la capsaïcine ne se dissout pas dans l'eau mais dans les corps gras, et le beurre de cacao la retient longtemps en bouche. Le résultat n'est pas une brûlure mais une fin de bouche qui dure trois fois plus longtemps.
D'où deux règles. La dose d'abord : une pointe de piment doux, un ancho ou un piment d'Espelette, jamais un piment fort dont la chaleur écraserait le cacao. Le moment ensuite : le piment s'ajoute hors du feu, avec le chocolat, car une cuisson prolongée transforme son parfum fruité en simple âcreté.







