Le Mike Collins est le membre irlandais de la famille : même formule que le Tom Collins, avec du whiskey irlandais à la place du gin. Le prénom est une plaisanterie de bar américain du début du vingtième siècle, quand chaque nationalité avait droit à son collins.
Le choix du whiskey irlandais n'est pas anodin. La plupart sont distillés trois fois, là où les écossais le sont deux : le résultat est plus doux, plus rond, avec moins d'arômes lourds. Dans un verre allongé et acidulé, cette douceur est un avantage. Un scotch tourbé dans un collins donne un verre qui se coupe en deux, le fumé d'un côté et le citron de l'autre.
C'est aussi pour cela que le Mike Collins est un bon verre d'initiation au whiskey. Allongé à six ou sept contre un, l'alcool ne domine pas, et ce qui reste est la céréale et le miel.
Prenez un irlandais simple. Un single malt de vingt et un ans dans un long drink n'a aucun sens, et je le dis alors que j'en vends.







