La pastèque est de l'eau sucrée avec une note verte, et c'est tout. C'est ce qui la rend si facile à marier : elle ne s'oppose à rien. Le basilic, lui, est presque tout parfum et pas de matière. Ensemble, ils font un verre complet, l'un donnant le corps et le sucre, l'autre le nez.
Le piège est ailleurs. Les feuilles de basilic contiennent des pigments et des enzymes qui réagissent à l'acidité et à l'oxygène : dans du jus de citron vert, une feuille brunit en quelques minutes et prend un goût de foin. C'est pour cette raison qu'on ne le pile pas avec l'acide et qu'on ne le laisse jamais macérer. Il entre en dernier, entier, et il ne reste dans le verre que le temps du service.







