Un Cuba Libre, ce n'est pas du rhum-coca. La différence tient au citron vert, qu'on presse dans le verre et dont on jette ensuite la coque dedans. Cette coque n'est pas une garniture : ses huiles d'écorce continuent de passer dans le liquide pendant qu'on boit, et elles apportent une amertume fraîche que le jus seul ne donne pas.
C'est précisément ce dont on a besoin quand on retire le rhum. Ce que le rhum apportait ici n'était pas du sucre, le cola en a bien assez : c'était du bois, de la vanille et une amertume sèche en finale. Sans lui, la coque de citron vert devient le seul ingrédient qui empêche le verre de n'être qu'un cola.







