Le rhum arrangé à la cerise se lance quand les cerises noires sont à leur maximum de sucre, en juin ou en juillet, et il se boit à l'automne. C'est une des rares macérations où le fruit apporte à la fois la couleur, le sucre et le parfum : on n'a pas besoin de charger en sirop pour obtenir un verre rond.
Deux écoles s'opposent sur le noyau. Ceux qui dénoyautent tout obtiennent un arrangé franc, fruité, un peu court en bouche. Ceux qui laissent tous les noyaux pendant six mois obtiennent une amertume d'amande qui finit par recouvrir la cerise. La recette ci-dessous prend le milieu : une vingtaine de noyaux seulement, retirés à la troisième semaine.
Comptez six semaines avant la première dégustation et trois mois pour que l'ensemble se fonde. Un arrangé qui n'a pas passé un mois n'est pas un arrangé, c'est du rhum avec des fruits dedans.







