Le spritz classique repose sur du prosecco, qui est un vin légèrement sucré ; avec un amer déjà sucré par-dessus, on arrive vite à une boisson qui fatigue au deuxième verre. C'est le reproche qu'on fait à l'Aperol spritz, et il est en partie mérité.
Le cidre brut change l'équilibre sur deux points. Il est franchement sec, donc il ne s'ajoute pas au sucre de l'amer. Et il apporte une acidité de pomme que le prosecco n'a pas, qui vient couper la rondeur. Le verre reste vif jusqu'au bout.
C'est aussi une question de saison. Le spritz est une boisson d'été dont on se lasse fin août ; la version au cidre bascule naturellement vers septembre et octobre, avec la pomme et le romarin.
La règle du spritz reste la même, et c'est la seule : le verre se remplit de glaçons jusqu'en haut. C'est contre-intuitif, tout le monde en met trois, et c'est l'erreur qui rend un spritz maison tiède et dilué en cinq minutes.








