Un apéritif orange amer est fait d'écorces d'orange amère, de rhubarbe et de gentiane. Y ajouter du jus d'orange, c'est doubler une note déjà présente, et surtout ajouter du sucre et des acides de fruit. Or le sucre et l'acidité sont précisément ce qui fait reculer la perception de l'amertume sur la langue.
Le résultat est connu : un verre orange et agréable, mais qui n'a plus rien de l'apéritif dont il part. Deux corrections suffisent. On divise le jus par deux, six centilitres et pas douze. Et on récupère l'amertume par où elle vient réellement dans une orange, c'est-à-dire l'écorce : un large zeste tordu au-dessus du verre rend en trois secondes ce que le jus avait effacé.







