Le kir porte le nom du chanoine Félix Kir, maire de Dijon après-guerre, qui servait ce mélange à toutes les réceptions de la ville et l'a rendu national. Il avait pour lui deux produits bourguignons : un aligoté vif et acide, et la crème de cassis de Dijon.
C'est cette acidité qui fait tout. Le kir n'a jamais été conçu pour rattraper un vin quelconque : il a été conçu pour un vin tellement tendu qu'un peu de sucre lui allait bien. Avec un blanc rond et sans nerf, on obtient un verre mou et sirupeux, quelle que soit la dose.
Reste la proportion, que presque tout le monde force. La mesure d'usage est d'un cinquième de cassis pour quatre cinquièmes de vin, soit environ 2 cl pour 10 cl. Au tiers, ce n'est plus un apéritif, c'est un sirop.







