Le kir se décline avec à peu près tout ce qui existe en liqueur de fruit, mais tous les fruits ne se valent pas dans le verre. Le cassis apporte du tanin et une amère qui coupent son propre sucre. La framboise apporte de l'acidité. La pêche, elle, n'apporte ni l'un ni l'autre : c'est du sucre et du parfum, rien de plus.
La conséquence est simple et elle est ignorée partout : le cinquième de verre du kir classique donne, avec de la pêche, un apéritif franchement sirupeux. Il faut descendre à un centilitre, choisir un blanc plus vif que d'habitude, et le servir plus froid. À ces trois conditions, c'est le kir le plus agréable de l'été.







