Le boulevardier a été créé à Paris dans les années 1920 par un Américain qui y dirigeait une revue du même nom. C'est un negroni dont le gin a été remplacé par du whisky : plus rond, plus chaud, et nettement plus adapté à l'automne.
Sa transposition sans alcool révèle une chose que l'on n'attend pas. L'amertume se trouve facilement, dans un tonic à la gentiane ou un apéritif sans alcool. Ce qui manque vraiment, c'est la sensation de gras et de chaleur que donne l'alcool en bouche, et sans elle un verre amer devient simplement agressif. La parade tient en deux ingrédients qui apportent de la matière : un thé noir très tannique et quelques gouttes de glycérine végétale, ou à défaut un demi-centilitre de sirop épais.







