Le White Russian se sert non mélangé : une base sombre de café et de vodka, une couche de crème qui flotte au-dessus, et c'est le buveur qui mélange à la première gorgée. Cette couche tient parce que la crème est moins dense que la base, l'alcool y contribuant pour beaucoup : l'éthanol est plus léger que l'eau, mais la liqueur de café est très sucrée et donc lourde.
Sans vodka ni liqueur, la base perd son sucre et devient plus légère : la crème ne flotte plus, elle se mélange. La correction est arithmétique, et elle consiste à alourdir la base plutôt qu'à alléger la crème. Un café fort sucré au sirop de muscovado redevient plus dense que la crème, et les deux couches tiennent aussi bien que dans la version alcoolisée.







