L'espresso tonic est apparu dans les cafés scandinaves il y a une quinzaine d'années et il divise encore : certains le trouvent remarquable, d'autres imbuvable. La différence ne tient presque jamais au tonic, elle tient au café.
La quinine du tonic apporte une amertume franche et persistante. Un café de torréfaction foncée apporte lui aussi de l'amertume, celle des composés de brûlage : les deux s'additionnent et le verre devient dur et cendreux. Un café de torréfaction claire, en revanche, garde l'acidité naturelle du grain, des notes d'agrume et de fruit rouge, et c'est cette acidité qui répond à la quinine au lieu de s'y ajouter. C'est pour cela que ce verre est né dans les pays scandinaves, où la torréfaction claire est la norme.







