La plupart des cocktails au vin rouge partent d'un malentendu : on essaie de faire oublier le tanin en ajoutant du sucre et des agrumes, et l'on obtient une sangria fatiguée. La cerise permet exactement l'inverse. Le benzaldéhyde du noyau et les arômes de la chair se trouvent déjà dans un merlot mûr : au lieu de masquer le vin, la cerise le souligne.
Il faut donc peu de choses. Un rouge souple et fruité, des cerises écrasées plutôt qu'un sirop, un trait d'acide pour tenir l'ensemble, et un peu de froid. C'est le verre que l'on sert fin août, quand les cerises noires sont encore là et qu'il fait trop chaud pour boire un rouge à température de pièce.







