À Porto Rico, le coquito est à Noël ce que le vin chaud est à nos marchés : chaque famille a sa version, on en offre des bouteilles aux voisins, et il se prépare plusieurs jours à l'avance. Il arrive en France par les cartes de bars, souvent décrit comme un lait de poule des Caraïbes.
La comparaison induit une erreur que je vois recopiée partout : ajouter des jaunes d'œuf. Un coquito traditionnel n'en contient pas. Sa texture vient entièrement du lait concentré sucré, du lait de coco et de la crème de coco, trois produits déjà très riches. Les œufs le rendent lourd, lui donnent un goût de flan, et posent une question de conservation qui ne se pose pas autrement.
Il se boit court, très froid, dans un petit verre. Six à huit centilitres, pas un verre à eau : c'est une boisson de fin de repas.







