Le smash est une famille avant d'être une recette : un alcool, du sucre, un fruit ou une herbe, et de la glace pilée. Le Gin Smash en est la version la plus épurée, et c'est aussi celle qui laisse le moins de place à l'erreur.
L'erreur, presque toujours, est la même : on pile la menthe. Un pilon écrase les cellules de la feuille et libère la chlorophylle et les tanins de la nervure, qui donnent un goût herbeux et une amertume verte. La menthe ne se pile pas, elle se presse : deux ou trois pressions fermes contre le fond du verre, juste assez pour que les huiles essentielles sortent de la surface de la feuille.
Le deuxième point est la glace. Le smash se sert sur glace pilée, pas sur glaçons. La glace pilée fond plus vite, et c'est voulu : cette dilution progressive est la structure du verre, elle remplace l'eau gazeuse d'un mojito.
Trois minutes de travail, et un verre qui ne ressemble à rien d'autre.







