Le Princeton apparaît dans les manuels de bar d'avant 1914, et il vient d'une époque où le porto blanc était un ingrédient de cocktail courant, pas une curiosité.
Deux versions circulent sous le même nom. La première mélange tout : gin, porto blanc et deux traits d'amer à l'orange, remués sur glace et filtrés. La seconde, plus spectaculaire, fait flotter le porto sur le gin en versant doucement sur le dos d'une cuillère. Ce n'est pas de la coquetterie : les deux liquides n'ont pas la même densité, le porto étant plus sucré donc plus lourd, et il faut inverser l'ordre attendu et poser le gin en premier.
La version mélangée est meilleure à boire, la version en couches est plus jolie à regarder. Je donne la première, en expliquant la seconde.
L'intérêt réel de ce verre est ailleurs : le porto blanc apporte de la rondeur et une légère note de noix sans apporter d'agrume. C'est un des rares moyens d'assouplir un gin sans le citronner.







