Voici l'un des rares points d'histoire du bar qui se vérifie par le dictionnaire. Daisy veut dire marguerite en anglais ; margarita veut dire marguerite en espagnol. La margarita est donc, littéralement, une tequila daisy, et sa construction le confirme : un alcool, du jus d'agrume, un sucrant coloré, en l'occurrence une liqueur d'orange.
La daisy est antérieure. Elle apparaît dans les manuels américains dès les années 1870, bien avant que la margarita ne soit documentée dans les années 1930 et 1940. Ce que la margarita a ajouté, c'est le sel sur le bord du verre et le service en coupe ; la daisy, elle, se sert sur un dôme de glace pilée, ce qui la rend plus longue et plus évolutive.
Le point technique reste celui de toute la famille : le sucrant doit être coloré et parfumé, grenadine ou liqueur d'orange. Avec du sirop de sucre simple, on obtient un fix, pas une daisy.
Pas de sel ici, donc. Si vous en voulez, vous faites une margarita, ce qui est aussi une bonne idée mais un autre verre.







