Tout le monde a déjà fait une confiture trop liquide, l'a recuite une heure de plus, et l'a vue devenir un caramel de fruit.
La prise d'une confiture repose sur trois choses : la pectine du fruit, un peu d'acide, et une concentration en sucre suffisante. Cette concentration se lit à la température : une solution sucrée bout d'autant plus haut qu'elle est concentrée, et 105 °C correspond exactement au point de gélification. C'est une mesure, pas une estimation.
Prolonger au-delà est contre-productif : la pectine, chauffée longtemps en milieu acide, se dégrade. On obtient alors une confiture à la fois trop cuite et qui ne prend pas, ce qui paraît absurde mais s'explique très bien.
D'où la méthode : macération la veille pour que le sucre tire l'eau du fruit, puis une cuisson courte et vive, thermomètre dans la bassine.







