Poulet basquaise mijoté en cocotte : morceaux de poulet dorés dans une piperade de poivrons rouges et verts, tomates et piment d'Espelette

Plat principal

Le poulet basquaise : piperade confite et piment d'Espelette

Une piperade lentement confite, du jambon de Bayonne, une pointe de piment d'Espelette et un poulet fermier doré : le poulet basquaise comme au Pays basque, généreux et solaire.

  • Préparation : 25 min
  • Cuisson : 1 h 10
  • Économique
  • 6 personnes
  • Facile
  • Été

Ingrédients

6 personnes

Ustensiles

  • cocotte (large, en fonte, avec couvercle)
  • poêle (pour saisir le poulet)
  • couteau (de chef)
  • planche (à découper)
  • pince (pour retourner les morceaux sans percer la peau)
  • cuillère en bois

L'astuce du chef

Tout se joue sur la piperade : les poivrons doivent CONFIRE, pas sauter. Comptez 25 à 30 minutes à feu doux, à couvert, jusqu'à ce qu'ils soient fondants et sucrés — c'est cette lenteur qui fait la différence entre une basquaise et une ratatouille au poulet. Deuxième point : le poulet est saisi à part, peau bien dorée, puis remis à mijoter dans la sauce sans être noyé. Le jambon de Bayonne, lui, n'entre qu'en fin de cuisson : longtemps mijoté, il devient sec et sale toute la sauce.

Préparation pas à pas

  1. Dorer le poulet 12 min

    Salez et poivrez les morceaux. Dans la poêle avec 2 c. à soupe d'huile bien chaude, dorez-les côté peau 6 minutes sans les bouger, puis 3 minutes sur l'autre face. Réservez.

  2. Fondre les oignons 8 min

    Dans la cocotte avec le reste d'huile, faites fondre les oignons à feu doux jusqu'à ce qu'ils soient translucides, sans coloration.

  3. Confire les poivrons 30 min

    Ajoutez les lanières de poivrons et l'ail. Couvrez et laissez confire 25 à 30 minutes à feu doux en remuant de temps en temps : ils doivent devenir fondants et sucrés.

  4. Monter la sauce 5 min

    Déglacez au vin blanc, laissez évaporer 2 minutes. Ajoutez les tomates concassées, le bouquet garni et le piment d'Espelette. Goûtez : une pincée de sucre si les tomates sont acides.

  5. Mijoter le poulet 35 min

    Remettez les morceaux de poulet dans la sauce, peau vers le haut et à demi émergée pour qu'elle reste dorée. Couvrez et laissez mijoter 35 minutes à feu doux.

  6. Jambon et repos 5 min

    Ajoutez les dés de jambon de Bayonne, poursuivez 5 minutes à découvert. Rectifiez le piment et le sel — prudemment. Laissez reposer 5 minutes avant de servir, avec du riz blanc.

Le conseil du caviste

Le piment d'Espelette et les poivrons confits demandent un vin de fruit, avec de la fraîcheur et peu de tanins. Un rosé de gastronomie est ici l'accord le plus juste : le Domaine Figuière Première, plus vineux qu'un rosé de terrasse, tient tête au plat sans l'écraser — servi à 10-11 °C. La cuvée Figuière Méditerranée joue la même carte, plus légère. Amateur de rouge ? Le bergerac bio du Château de Thenon, souple et fruité, servi frais (14-15 °C) : sur ce plat, la fraîcheur prime toujours sur la puissance.

Les bouteilles de la cave

Dépannage

La sauce est trop liquide

Les tomates ont rendu leur eau : sortez le poulet et laissez réduire 10 minutes à découvert. La sauce doit napper les morceaux, pas les baigner.

Les poivrons sont fermes et âcres

Ils ont sauté au lieu de confire : feu doux, à couvert, 25 à 30 minutes minimum. Peler les poivrons rouges au four les rend encore plus fondants.

C'est trop salé

Le jambon de Bayonne est un condiment salé : 120 g suffisent, et il n'entre qu'en fin. Ne salez la sauce qu'après l'avoir ajouté.

C'est trop pimenté

Une cuillère de crème fraîche ou quelques dés de pomme de terre cuits 10 minutes dans la sauce adoucissent nettement. Le piment d'Espelette se dose toujours en deux fois.

La chair du poulet est sèche

Cuisson trop longue ou blancs cuits comme les cuisses : ajoutez les blancs 15 minutes après les cuisses, ou utilisez uniquement des cuisses.

Conservation & préparation anticipée

Meilleure le lendemain, comme tous les plats à la tomate : 3 jours au réfrigérateur, réchauffage doux à couvert. Congélation 3 mois — la piperade supporte très bien le gel. Vous pouvez aussi cuisiner la piperade seule à l'avance et n'y faire mijoter le poulet que le jour même.

Variantes

Piperade seule

Sans poulet, liée aux œufs battus en fin de cuisson : le grand classique basque, servi avec du jambon poêlé.

Axoa de veau

Le même esprit avec du veau haché au couteau et beaucoup de piment vert : le plat emblématique d'Espelette.

Au thon (marmitako)

Poivrons, tomates, pommes de terre et cubes de thon rouge ajoutés 5 minutes en fin : la version des pêcheurs basques.

Plus corsée

Une pointe de chorizo doux avec le jambon, ou un piment vert frais émincé avec les poivrons — le Pays basque n'a jamais craint le piquant.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qui fait un « basquaise » ?

La piperade : poivrons, tomates, oignons confits ensemble, relevés au piment d'Espelette. C'est elle, pas la volaille, qui donne son nom au plat.

Peut-on remplacer le piment d'Espelette ?

Le paprika doux s'en approche par la couleur, sans la longueur aromatique. À défaut, paprika doux + une pointe de piment de Cayenne — mais l'AOP fait vraiment le plat.

Faut-il peler les poivrons ?

Ce n'est pas obligatoire, mais les passer au four 20 minutes puis les peler donne une sauce nettement plus fondante et digeste.

Poulet entier ou cuisses ?

Les cuisses sont les plus sûres : elles supportent le mijotage sans sécher. Si vous prenez un poulet entier, ajoutez les blancs 15 minutes plus tard.

Quel accompagnement ?

Du riz blanc — c'est la tradition — ou des pommes de terre vapeur. Et du bon pain pour la sauce.

Rouge, vert, doré : le poulet basquaise a les couleurs du Pays basque et sa générosité. Son secret n'est pas dans la volaille mais dans la piperade — des poivrons longuement confits jusqu'au sucre, relevés d'une pointe d'Espelette. La recette exacte est ci-dessus ; voici l'histoire, les gestes qui évitent la « ratatouille au poulet » et les accords du caviste.

Histoire : la piperade avant le poulet

Au commencement était la piperada — de piper, le poivron en basque : une fondue de poivrons, tomates et oignons que les fermes du Labourd préparaient à la saison des piments. Le poulet n'est venu qu'ensuite, comme le thon des pêcheurs ou l'œuf des jours ordinaires. Deux ingrédients ont scellé l'identité du plat : le piment d'Espelette, cultivé au Pays basque depuis le XVIIe siècle et classé AOP en 2000, et le jambon de Bayonne, IGP depuis 1998. C'est leur rencontre qui distingue une basquaise de toute autre volaille à la tomate.

Quel vin servir avec le poulet basquaise ?

Fruit, fraîcheur, tanins discrets : le piment déteste la puissance. Un rosé de gastronomie est l'accord le plus juste — le Domaine Figuière Première, vineux et droit, servi à 10-11 °C, ou la cuvée Figuière Méditerranée pour une version plus légère. En rouge, restez souple et servez frais (14-15 °C) : le bergerac bio du Château de Thenon fait exactement cela. Tous nos rosés et rouges sont en ligne, et le guide des accords mets & vins vous accompagne pour le reste du repas.

Pour continuer

Restez au Pays basque avec la piperade liée aux œufs et l'axoa de veau d'Espelette — ou passez la frontière du Sud-Ouest avec la garbure gasconne. Pour les repas d'été en terrasse, quels vins boire au barbecue ?. Conseils d'accord en boutique à Sainte-Foy-la-Grande et Creysse. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

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