Mochis glacés pastel sur marbre, un mochi coupé montrant la glace, verre de vin doux

Dessert

Mochi glacés japonais : la recette traditionnelle inratable

  • Préparation : 45 min
  • Cuisson : 3 min
  • Repos : Une nuit pour durcir les boules de glace, puis 1 h
  • Économique
  • 12 mochis
  • Moyen
  • Été
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Ingrédients

12 mochis

Ustensiles

  • UN FOUR À MICRO-ONDES ET UN BOL EN VERRE (L'OUTIL DU PLAT : la pâte cuite de l'intérieur en deux minutes trente)
  • une cuillère à glace de 4 cm (douze boules régulières)
  • une plaque et du papier cuisson (durcir les boules une nuit)
  • une spatule mouillée (remuer la pâte brûlante)
  • un rouleau et un emporte-pièce de 9 cm (étaler à chaud, découper)
  • 12 caissettes en papier (les mochis ne se touchent pas au congélateur)

L'astuce du chef

Mille ans de mochi, trente ans de mochi glacé. Né à Los Angeles en 1994.

Trois ingrédients et un four à micro-ondes. Il cuit la pâte de l'intérieur sans la dessécher.

La glace d'abord, la veille. Une boule molle fond avant d'être enfermée.

De la farine de riz gluant, jamais de farine de riz. Seul le riz gluant donne l'élasticité.

Cuite par tranches d'une minute, remuée entre. La pâte prend par endroits, on l'homogénéise.

Translucide, brillante, sans zone blanche. Une zone opaque est une zone crue.

Une cuillère de beurre à la fin. La peau reste souple au congélateur.

La fécule partout. La pâte colle à tout, sauf à la fécule.

Étalée à chaud. Froide, elle se raidit et se déchire.

La fécule brossée du côté de la glace. Sinon elle ne se soude pas.

Une boule à la fois, quinze secondes. Pincée au sommet, retournée, au froid.

Sortis dix minutes avant. Trop froids, la peau est dure ; trop attendus, ils coulent.

Préparation pas à pas

  1. La veille : 12 boules de glace sur une plaque, une nuit au congélateur 12 h

    Dures comme des billes.

  2. Farine de riz gluant, sucre, eau fouettés lisses 3 min

    Une pâte liquide.

  3. Micro-ondes : 1 min, remué ; 1 min, remué ; 30 s 4 min

    Translucide, élastique, sans zone blanche.

  4. Beurre incorporé ; pâte versée sur un lit de fécule, saupoudrée 2 min

    Les mains farinées.

  5. Étalée à chaud au rouleau à 3 mm, refarinée dessous 5 min

    Froide, elle ne s'étale plus.

  6. 12 disques de 9 cm, fécule brossée côté glace, sous film 5 min

    Souples une heure.

  7. Une boule à la fois : centre, bords pincés au sommet, retourné, arrondi, congélateur ; 15 s 15 min

    La vitesse fait tout.

  8. 1 h au froid ; sortis 10 min avant, coupés en deux 1 h

    Deux bouchées, avec les doigts.

Le conseil du caviste

Une glace dans une peau de riz tendre et peu sucrée.

Le Château Moulin Caresse Magie d'Automne Moelleux à 10 °C, pas plus froid, fruité.

Le Château Moulin Caresse La Frangine Moelleux à 10 °C, tendre.

Le thé vert kuki hojicha Kagoshima, Grands Jardins, tiède, sur un mochi au matcha ou au sésame.

Un dessert glacé anesthésie la langue : on sert le vin doux moins froid que d'habitude, à 10 °C, et plus sucré qu'on ne croit, sinon il disparaît. La glace engourdit les papilles : après une bouchée à moins 10 °C, la langue ne perçoit plus le sucre ni l'arôme d'un vin servi à 6 °C, elle ne sent que le froid sur le froid, et le vin paraît aqueux et sans goût. Il faut lui donner deux avantages : de la température, 10 °C au lieu de 6, pour que ses arômes s'ouvrent et que sa chaleur relative réveille la langue ; et du sucre, un moelleux franc plutôt qu'un demi-sec, parce que le froid éteint la perception du sucré et qu'il en faut davantage pour être perçu. La règle vaut pour toutes les glaces, tous les sorbets, tous les desserts servis au sortir du congélateur : le vin monte en température et en douceur. Un thé tiède fait le même office, et le hojicha grillé est le compagnon japonais du mochi.

À éviter : un vin doux servi glacé, aqueux sur la glace, et un crémant brut, dont les bulles piquent sur le froid.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

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Dépannage

La glace a fondu pendant l'assemblage

Boules pas assez dures, ou trop lentes. Une nuit au congélateur, une boule à la fois, quinze secondes, et au froid aussitôt.

La pâte est blanche et farineuse par endroits

Pas assez cuite. Trente secondes de plus au micro-ondes, remuée : elle doit être translucide partout.

La pâte colle aux mains et se déchire

Pas assez de fécule, ou pâte trop froide. Une couche généreuse partout, et étalée à chaud.

Le mochi ne se ferme pas

Fécule côté glace. Brossée avant d'y poser la boule, et la pâte étirée pour couvrir.

La peau est dure au congélateur

Pas de beurre, ou trop froid au service. Une cuillère de beurre dans la pâte, et dix minutes à température ambiante avant de servir.

La pâte est caoutchouteuse

Farine de riz ordinaire, ou trop cuite. De la farine de riz gluant, et deux minutes trente au total.

Conservation & préparation anticipée

Les mochis glacés se gardent 1 semaine au congélateur, chacun dans sa caissette, dans une boîte fermée ; au-delà, la peau se dessèche et craquelle.

Ils se sortent 10 min avant de servir, jamais plus de 20.

La pâte cuite ne se garde pas : elle durcit en deux heures et ne se réétale pas.

Les boules de glace durcies se gardent 1 semaine au congélateur, filmées.

La farine de riz gluant se garde un an au sec.

Variantes

Le mochi de base

Notre mochi japonais, la pâte de riz gluant farcie de pâte de haricot rouge, le daifuku, sans la glace.

Au thé vert

Une cuillère à café de matcha dans la pâte et une glace au matcha : le mochi vert, le plus japonais.

Au sésame noir

Une glace au sésame noir, du sésame noir grillé dans la fécule : le mochi gris des pâtisseries de Kyoto.

La version pâtissière

Notre dorayaki, deux pancakes japonais fourrés de haricot rouge : le goûter de la même famille.

Questions fréquentes

Quelle farine ?

De la farine de riz gluant : shiratamako ou mochiko japonaises, ou la farine de riz gluant thaïe en sachet, dans toute épicerie asiatique. La farine de riz ordinaire ne colle pas et ne s'étire pas : ce serait une pâte cassante.

Sans four à micro-ondes ?

À la vapeur : le bol couvert dans un panier vapeur, 15 minutes, remué à mi-cuisson. Le résultat est le même, un peu plus humide. Le micro-ondes est plus rapide et plus régulier.

Quelle glace ?

Toute glace ferme du commerce ou maison : vanille, matcha, fraise, mangue, sésame noir, chocolat. Les sorbets fonctionnent mais fondent plus vite. Le contraste peau tendre et glace franche fait le plaisir.

Pourquoi tant de fécule ?

La pâte de riz gluant chaude colle à tout ce qu'elle touche, sauf à la fécule. On en met sur la planche, sur la pâte, sur le rouleau et sur les mains, puis on brosse le côté qui reçoit la glace pour qu'il se soude.

Peut-on les faire à l'avance ?

Oui, c'est fait pour : une semaine au congélateur dans une boîte fermée, sortis dix minutes avant. C'est le dessert d'été qu'on prépare le dimanche pour la semaine.

Quel vin servir avec ?

Un moelleux de Bergerac fruité à 10 °C, moins froid que d'habitude : la glace engourdit la langue, et un vin servi glacé paraît aqueux. Ou un thé hojicha tiède, pour un mochi au matcha ou au sésame.

Le mochi est au Japon depuis mille ans, une pâte de riz gluant pilé, mangée au Nouvel An, farcie de pâte de haricot rouge pour faire le daifuku ; le mochi glacé est né à Los Angeles en 1994, quand une pâtissière japonaise-américaine a eu l'idée d'y enfermer de la glace. Il a conquis le monde en vingt ans, et il se fait à la maison avec trois ingrédients et un four à micro-ondes, qui est ici l'outil idéal parce qu'il cuit la pâte de l'intérieur sans la dessécher.

La glace, la veille : 500 ml de glace, vanille, thé vert matcha, fraise, sésame noir, mangue, une seule ou plusieurs. Une plaque tapissée de papier cuisson au congélateur trente minutes, puis, avec une cuillère à glace de 4 cm ou deux cuillères, douze boules de 40 g, posées vite sur la plaque, et au congélateur une nuit, ou six heures au moins, jusqu'à être dures comme des billes : c'est la condition de tout, une boule molle fond avant d'être enfermée. Elles se gardent ainsi une semaine.

La pâte, le jour même : 100 g de farine de riz gluant, la shiratamako ou la mochiko japonaises, ou la farine de riz gluant thaïe des épiceries asiatiques, jamais de farine de riz ordinaire, qui ne donne pas l'élasticité ; 60 g de sucre ; 18 cl d'eau, fouettés dans un bol en verre jusqu'à une pâte lisse et liquide, une pincée de matcha ou une goutte de colorant pour la couleur. Le bol couvert d'un film percé, au four à micro-ondes à 800 W, une minute ; remué vigoureusement à la spatule mouillée, la pâte a pris par endroits ; une minute encore ; remué ; trente secondes ; la pâte est devenue translucide, brillante, très élastique et collante, sans zone blanche et opaque, ce qui signifierait qu'elle n'est pas cuite. Au total deux minutes trente, à ajuster selon la puissance. Une cuillère à soupe de beurre ou d'huile neutre incorporée à la fin, pour la souplesse. Le plan de travail : 60 g de fécule de maïs ou de pomme de terre, étalée en couche généreuse sur une planche, la pâte brûlante versée dessus, saupoudrée de fécule, les mains farinées de fécule, et, à chaud, dès qu'on peut la toucher, étalée au rouleau fariné en un rectangle de 3 mm, en soulevant et en refarinant sous elle. Froide, elle ne s'étale plus. Découpée en douze disques de 9 cm à l'emporte-pièce, la fécule excédentaire brossée du côté qui recevra la glace, les disques gardés sous un film, ils restent souples une heure.

L'assemblage, le geste qui demande de la vitesse : une seule boule sortie du congélateur à la fois, posée au centre d'un disque, côté brossé vers la glace ; les bords du disque relevés et pincés au sommet en quatre puis en huit, la pâte étirée s'il manque de quoi fermer, le surplus pincé et arraché ; le mochi retourné, la jointure dessous, roulé une seconde entre les paumes pour l'arrondir, posé dans une caissette en papier ou sur la plaque, et au congélateur aussitôt : quinze secondes en tout, pas plus, sinon la glace fond et perce la pâte. Puis la boule suivante. Les douze mochis reprennent une heure au froid, filmés. Ils se mangent sortis dix minutes avant, le temps que la peau redevienne souple et que la glace s'attendrisse : trop froids, la peau est dure ; trop attendus, ils coulent. Coupés en deux d'un coup de couteau, ils montrent la glace dans la peau blanche ou verte, et se mangent en deux bouchées, avec les doigts.

Avant de partir

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