Assiette de goi ga, salade de poulet vietnamienne au chou, herbes et cacahuètes, verre de vin blanc

Salade

Goi ga, salade de poulet vietnamienne : recette facile

  • Préparation : 30 min
  • Cuisson : 15 min
  • Repos : 20 min de refroidissement du poulet dans son bouillon
  • Économique
  • 4 personnes
  • Facile
  • Été
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Ingrédients

4 personnes

Ustensiles

  • UNE MANDOLINE OU UN COUTEAU TRÈS AFFÛTÉ (L'OUTIL DU PLAT : le chou à un millimètre)
  • une casserole (pocher à frémissement)
  • vos mains (effilocher le poulet, presser le chou, mêler la salade)
  • un bol (le nuoc cham, goûté à la cuillère)
  • une petite poêle (griller les cacahuètes à sec)
  • un grand saladier (mêler en soulevant)

L'astuce du chef

Goi, salade ; ga, poulet. Au chou à Hanoï, à la fleur de bananier au centre, au lotus à Saigon.

L'accompagnement du poulet poché entier. Le bouillon devient la soupe de riz servie à côté.

Rien de commun avec la salade française. Pas de gras, une sauce qui est un bouillon assaisonné, des herbes en quantité de légume.

Le poulet poché à frémissement, refroidi dans son bouillon. Bouilli, il est sec et filandreux.

Effiloché à la main, pas coupé. Les fibres irrégulières accrochent la sauce.

Le chou au fil du rasoir. Émincé épais, il reste dur et cru.

Salé dix minutes et pressé. Il s'assouplit et ne rend plus d'eau dans l'assiette.

L'oignon rouge dix minutes au vinaigre. Il perd sa brûlure et rosit.

Le nuoc cham goûté et réglé à la goutte. Salé, aigre, sucré : chaque nuoc-mâm est différent.

Les herbes en feuilles entières, jamais hachées. Hachées, elles noircissent et deviennent amères.

Mêlée à la main, en soulevant. Les deux tiers de la sauce d'abord, le reste au goût.

Les croquants au dernier moment. Cacahuètes et échalotes frites ramollissent dans la sauce.

Préparation pas à pas

  1. Poulet poché à frémissement 12 à 15 min, refroidi 20 min dans le bouillon 35 min

    Jamais bouilli.

  2. Chou émincé à 1 mm, salé 10 min, pressé ; carotte en julienne 15 min

    Souple, sans eau.

  3. Oignon rouge émincé, 10 min au vinaigre de riz sucré 10 min

    Adouci.

  4. Nuoc cham : nuoc-mâm, citron vert, sucre, eau, ail, piment ; goûté, réglé 5 min

    Aucun des trois ne dépasse.

  5. Poulet tiède effiloché à la main dans le sens des fibres 5 min

    En allumettes.

  6. Cacahuètes grillées à sec, concassées ; herbes effeuillées 5 min

    Feuilles entières.

  7. Au moment : chou, carotte, poulet, oignon, moitié des herbes, 2/3 de la sauce, mêlés à la main 3 min

    Goûté, sauce rajoutée si le chou l'a bue.

  8. Dôme, reste des herbes, cacahuètes, échalotes frites, citron vert ; aussitôt 2 min

    Croquants au dernier moment.

Le conseil du caviste

Une salade sans gras, herbacée, assaisonnée au nuoc-mâm, au citron vert et au sucre.

Le Moulin Caresse Le Sémillon à 9 °C, rond, lisse, sans amertume.

Le Bordeaux Château Tour de Biot Blanc à 9 °C, net.

Le Domaine de Mayat Chardonnay à 10 °C, plus de chair.

Le nuoc-mâm réveille l'amertume : sur une sauce au poisson fermenté, on choisit le blanc le plus lisse, sans bois, sans amertume de peau ni de sauvignon. La sauce de poisson est l'umami le plus concentré des cuisines du monde, et l'umami a un effet connu sur le vin : il fait ressortir tout ce qu'il contient d'amer et d'astringent. Un sauvignon très aromatique, dont on croirait qu'il ira avec les herbes, révèle sur le nuoc-mâm une amertume de pamplemousse qu'on ne lui connaissait pas ; un blanc élevé en fût devient âpre ; un rouge devient métallique. Il faut le blanc le plus lisse possible, un sémillon rond, un chardonnay sans bois, un Bordeaux blanc net, dont la texture douce n'offre aucune aspérité à l'umami. Le citron vert de la sauce apporte déjà la fraîcheur : le vin n'a pas besoin d'en rajouter, il a besoin d'être doux en bouche. C'est la règle des sauces au poisson fermenté, du Vietnam à la Thaïlande : le vin le plus lisse, pas le plus vif.

À éviter : un sauvignon très aromatique, amer sur le nuoc-mâm, et tout rouge, métallique.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Moulin Caresse Le SémillonMoulin Caresse Le Sémillon 7,90 €
Bordeaux Château Tour de Biot BlancBordeaux Château Tour de Biot Blanc 6,20 €
Domaine de Mayat ChardonnayDomaine de Mayat Chardonnay 5,90 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Le poulet est sec et filandreux

Bouilli, ou pas refroidi dans le bouillon. Frémissement, douze minutes, vingt minutes de repos dans le liquide.

La salade baigne dans l'eau

Chou pas salé ni pressé. Dix minutes de sel, pressé par poignées, l'eau jetée.

Le chou est dur

Émincé trop épais. Un millimètre, à la mandoline, et le salage l'assouplit.

La sauce est trop salée ou trop aigre

Nuoc-mâm plus fort, citrons plus acides : ils varient. On règle à la goutte, eau contre le sel, sucre contre l'aigre, jusqu'à l'équilibre.

Les herbes ont noirci

Hachées, ou mêlées trop tôt. Feuilles entières, la moitié dans la salade, le reste par-dessus au moment.

Les cacahuètes sont molles

Ajoutées trop tôt. Grillées à sec, concassées, et sur le dôme au dernier moment.

Conservation & préparation anticipée

La salade assemblée se mange dans l'heure : après, le chou s'affaisse et les croquants ramollissent.

Tous les éléments se préparent la veille, chacun dans sa boîte : poulet effiloché, chou pressé, oignon mariné, nuoc cham, herbes effeuillées dans un linge humide. L'assemblage prend trois minutes.

Le nuoc cham se garde 1 semaine au réfrigérateur ; il assaisonne aussi les nems, le bo bun, les rouleaux de printemps.

Le bouillon de pochage se garde 3 jours et fait la soupe de riz.

Les échalotes frites se gardent 1 mois dans un bocal au sec.

Variantes

La version au bœuf, de Thaïlande

Notre yam nua, le bœuf saignant à la place du poulet poché, le piment en plus.

Avec des vermicelles

Notre bo bun, la même sauce, les mêmes herbes, sur des vermicelles de riz avec des nems.

La salade de papaye

Notre som tam, la voisine thaïe, pilée au mortier, plus piquante.

À la fleur de bananier ou au lotus

Des tiges de lotus en bocal, rincées et coupées, ou une fleur de bananier émincée et citronnée, à la place du chou : les versions du centre et du sud du Vietnam.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le nuoc cham ?

La sauce de table du Vietnam : nuoc-mâm, citron vert, sucre, eau, ail et piment, dans des proportions que chacun règle. Elle se met sur tout, des nems au riz, et se garde une semaine.

Pourquoi effilocher à la main ?

Les fibres déchirées ont une surface irrégulière qui retient la sauce et se mêle au chou ; des dés au couteau restent lisses et glissent. Tiède, le poulet s'effiloche en deux minutes.

Quelles herbes ?

Menthe et coriandre, en quantité de légume, en feuilles entières. L'herbe vraie du goi ga est le rau ram, la coriandre vietnamienne, poivrée, que l'on trouve dans les épiceries asiatiques et qui se cultive en pot.

Peut-on utiliser un poulet rôti ?

Un reste de poulet rôti effiloché fait une très bonne salade, plus parfumée et moins juteuse. La version pochée est celle du Vietnam, et elle donne le bouillon pour la soupe.

Peut-on la préparer à l'avance ?

Tout, la veille, chaque élément dans sa boîte. L'assemblage se fait dans les dix minutes qui précèdent : la salade est meilleure après dix minutes, fatiguée après une heure.

Quel vin servir avec ?

Le blanc le plus lisse, un sémillon rond ou un chardonnay sans bois à 9 °C : le nuoc-mâm révèle l'amertume de tout vin qui en a, et un sauvignon très aromatique devient amer. Jamais de rouge.

Goi veut dire salade, ga poulet, et le goi ga est présent du nord au sud du Vietnam, avec ses variantes : au chou à Hanoï, à la fleur de bananier au centre, aux tiges de lotus à Saigon. C'est un plat de fête et de tous les jours, et l'accompagnement naturel d'un poulet poché entier, dont le bouillon devient la soupe de riz, le chao ga, servie à côté. La salade vietnamienne n'a rien de commun avec la salade française : pas de gras, une sauce qui est un bouillon assaisonné, des herbes en quantité de légume, et des croquants pour finir.

Le poulet : 2 blancs ou 4 hauts de cuisse désossés, 500 g en tout, pochés dans 1 litre d'eau salée avec 3 rondelles de gingembre et 1 oignon nouveau, portés à ébullition puis feu baissé au frémissement, douze minutes pour les blancs, quinze pour les cuisses, puis refroidis dans leur bouillon vingt minutes : la chair reste juteuse, et le bouillon se garde pour une soupe. Tièdes, effilochés à la main, dans le sens des fibres, en filaments de la taille d'une allumette : la surface irrégulière retient la sauce, ce qu'une coupe nette au couteau ne fait pas. Le chou : 400 g de chou blanc, ou de chou pointu, émincé au fil du rasoir à la mandoline ou au couteau, en lanières d'un millimètre, salé d'une cuillère à café de sel, malaxé, dix minutes, puis pressé par poignées et l'eau jetée : il est devenu souple sans être mou, et il ne détrempera pas la salade. 1 carotte en julienne fine, mêlée au chou. 1 petit oignon rouge émincé très fin, passé dix minutes dans 2 cuillères de vinaigre de riz et une pincée de sucre pour l'adoucir et le rosir.

Le nuoc cham, la sauce de tout le Vietnam : 4 cuillères à soupe de nuoc-mâm, la sauce de poisson, 4 cuillères de jus de citron vert, 3 cuillères de sucre, 6 cuillères d'eau, 1 gousse d'ail hachée très fin, 1 piment rouge émincé, le sucre dissous. Puis le geste vietnamien : on goûte, et l'on règle à la goutte, du citron si elle est plate, du sucre si elle est aigre, de l'eau si elle est trop salée, jusqu'à ce que les trois s'équilibrent et qu'aucun ne domine ; chaque cuisinière a la sienne et chaque nuoc-mâm est différent. Les herbes, en quantité de légume : 30 g de menthe, 30 g de coriandre, et si l'on en trouve, du rau ram, la coriandre vietnamienne, poivrée, qui est l'herbe du goi ga ; feuilles entières ou grossièrement déchirées, jamais hachées. Les croquants : 50 g de cacahuètes grillées à sec et concassées, 3 cuillères d'échalotes frites, du commerce ou maison, des échalotes en rondelles frites doucement dans l'huile jusqu'au doré.

L'assemblage, au moment de servir : dans un grand saladier, le chou et la carotte, le poulet effiloché, l'oignon rouge égoutté, la moitié des herbes, et les deux tiers du nuoc cham, mêlés à la main, en soulevant, sans écraser. Goûté : la salade doit être vive, salée, aigre, à peine sucrée, et l'on rajoute de la sauce si le chou l'a bue. Dressée en dôme sur un plat, le reste des herbes par-dessus, les cacahuètes et les échalotes frites au dernier moment pour qu'elles restent croquantes, un quartier de citron vert, du piment frais pour qui veut. Servie aussitôt, à température ambiante, avec des chips de crevettes ou du riz, et, si l'on a poché un poulet entier, la soupe de riz faite du bouillon. Après dix minutes, le chou s'affaisse un peu et la salade est encore meilleure ; après une heure, elle est fatiguée.

Avant de partir

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