Fruit

Noël des champs

Malus domestica

Petite pomme à cidre phénolique, tardive, très pauvre en sucres et susceptible de donner un cidre tannique.

Aujourd’hui
Phénolique
Catégorie officielle
phénolique (douce-amère au Perche)
Saveur du fruit
douce ou douce-amère
Origine
inconnue
Maturité
décembre
Calibre
très petit à petit

Origine et botanique

Le Noël des champs est une pomme à cidre d'origine inconnue, sans synonyme connu. Son fruit est très petit à petit, ovoïde, globuleux ou conique. Sa peau jaune est lavée de rouge carmin. Il mûrit en décembre et se conserve très bien. Sa saveur est douce ou douce-amère.

L'arbre et sa culture

Le Noël des champs est localisé dans l'Orne, le Pays d'Auge et le Calvados. L'arbre est très vigoureux. Il fleurit de la mi-mai à la fin mai et se met vite à fruit. Il est peu à assez sensible à la tavelure et au chancre en année humide, peu sensible à l'oïdium. Ses fleurs sont très réceptives au feu bactérien.

Son histoire

Le Noël des champs fait partie des variétés déjà citées dans les monographies des XVIIIe et XIXe siècles et encore cultivées aujourd'hui. En 1878, une étude normande des fruits de table et de pressoir décrit une pomme nommée Noel-Deschamps. C'est un gros fruit conique, côtelé, plus développé d'un côté que de l'autre. Sa peau rugueuse est jaune ou jaune verdâtre, couverte de rouge brique du côté du soleil. Sa chair blanche donne une eau abondante, sucrée et parfumée. On ne sait pas s'il s'agit de la même pomme. Le Noël des champs d'aujourd'hui est un fruit très petit à petit.

Aujourd'hui, le Noël des champs figure parmi les variétés phénoliques du Calvados, du Calvados Pays d'Auge et du Pommeau de Normandie. Pour les cidres, l'appellation Pays d'Auge le range aussi parmi les phénoliques. Le Cidre du Perche en fait une douce-amère principale.

Dans le verre

Sa chair est d'un blanc jaunâtre, très ferme, sucrée et relevée d'amertume. Son jus est coloré. La variété est très pauvre en sucres et peut donner un cidre tannique. Le brassage demande des précautions, comme le refroidissement du moût ou le sulfitage, pour assurer la stabilité des produits.

Le jus contient 2,33 g/l de polyphénols, exprimés en acide tannique. Son acidité est de 22,60 milliéquivalents par litre. Sa densité est de 1 050 kg/m³. On extrait 63,37 kg de jus de 100 kg de fruits.

Les appellations qui l’autorisent (5)

Sources

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