Le kir porte le nom d'un chanoine devenu maire de Dijon, qui servait à ses invités du bourgogne aligoté relevé de crème de cassis. L'aligoté de l'époque était vif, maigre et franchement acide : la liqueur venait le rendre buvable. C'est toute l'histoire du cocktail, et c'est aussi son mode d'emploi.
La version à la framboise suit exactement la même logique, avec une nuance : la framboise est plus acidulée et moins tannique que le cassis, donc elle demande un peu moins de vin pour s'exprimer, et un vin un peu moins agressif. Ce qui ne change pas, c'est la règle de base : un vin blanc sec, vif, sans bois et sans ambition. Un vin trop bon est gaspillé ; un vin plat donne un kir mou.







