On sert le porto trop chaud et trop tard dans le repas. Le cobbler est le contre-exemple : c'est un verre d'après-midi, très frais, très peu alcoolisé une fois la glace fondue, et parfaitement légitime historiquement. Le cobbler au xérès était le verre le plus servi des bars américains du XIXe siècle ; sa déclinaison au porto lui est contemporaine.
La construction est celle de tous les cobblers : on assemble dans le verre, on remplit de glace pilée, et on brasse de bas en haut à la cuillère. Aucun shaker.
Le point délicat est le sucre, et il est contre-intuitif. Le porto est déjà doux, donc on est tenté de ne rien ajouter. C'est une erreur : la glace pilée va diluer d'un bon tiers en vingt minutes, et sans un centilitre de sirop au départ le verre finit plat. On sucre un vin déjà sucré parce qu'on sait qu'on va l'allonger.
Les agrumes, eux, apportent l'acidité qui manque totalement au porto.







