Le Toreador apparaît en 1937 dans le Café Royal Cocktail Book, publié à Londres par William Tarling, barman du Café Royal. C'est un des rares livres de l'époque à contenir des recettes à la tequila, alors presque inconnue en Europe. Le Toreador y figure avec un cousin, le Picador, et les deux sont considérés comme les ancêtres directs de la Margarita, dont la première trace imprimée date d'une décennie plus tard.
La recette de Tarling est simple : tequila, apricot brandy et jus de citron vert, en proportions 2-1-1. L'apricot brandy anglais de l'époque est une liqueur d'abricot, pas une eau-de-vie. Le fruit rond et un peu amandin de l'abricot avec le végétal de la tequila, c'est une association qu'on a peu revue depuis, et elle mérite d'être retrouvée.
Il existe une autre recette du même nom, crémeuse, avec du cacao : c'est un cocktail différent, des années 1950. Celui-ci est l'original.
Servi sec en coupe, comme un sour court, c'est un verre d'apéritif d'une élégance ancienne.







