Couscous aux boulettes de bœuf en sauce rouge, légumes et pois chiches sur semoule, bol de bouillon et harissa

Plat

Couscous aux boulettes à la tunisienne : les boulettes pochées crues dans la sauce, jamais saisies, et la semoule cuite trois fois

Le couscous aux boulettes est le couscous du vendredi des Juifs de Tunisie : une sauce rouge à la tomate et aux légumes, dans laquelle des boulettes de bœuf au pain trempé sont pochées crues, sans être saisies, pour rester tendres et parfumer le bouillon. La semoule, elle, est cuite trois fois à la vapeur, roulée à la main entre chaque passage, jusqu'à tripler de volume.

  • Préparation : 40 min
  • Cuisson : 1 h 30
  • Repos : Aucun
  • Économique
  • 6 personnes
  • Moyen
  • Toute l'année
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Ingrédients

6 personnes

Ustensiles

  • UN COUSCOUSSIER (L'OUTIL DU PLAT : la semoule cuit à la vapeur de la sauce)
  • un grand plat creux large (on roule la semoule à la main entre les vapeurs)
  • un bol d'eau froide (mains mouillées pour rouler les boulettes)
  • une écumoire (on sort les boulettes sans les casser)
  • une soupière (le bouillon se sert à part)
  • une coupelle pour la harissa (à table)

L'astuce du chef

Il y a le couscous royal des restaurants. Et il y a celui des maisons tunisiennes, qui ne connaît que la boulette.

Bœuf, pain trempé, œuf, persil, ail, coriandre, poivre. Des boules de la taille d'une mandarine.

La règle qui change tout : les boulettes ne sont pas saisies. On les dépose crues dans la sauce.

Une boulette saisie a une croûte qui la ferme. Elle garde son jus et n'échange rien.

Une boulette pochée crue reste tendre de bout en bout. Et elle donne à la sauce le goût du bœuf et de l'ail.

C'est ce va-et-vient qui fait le bouillon. Il a le goût de la viande.

La semoule est l'autre moitié du travail. Jamais à l'eau bouillante.

Mouillée à peine, roulée entre les paumes, cuite à la vapeur au-dessus de la sauce. Trois fois.

Après chaque vapeur : dans le plat, arrosée, roulée à la main. On casse les grumeaux.

À la troisième, elle a triplé de volume. Chaque grain séparé, léger, parfumé par la sauce.

Un couscous à l'eau bouillante est un grain gonflé. Un couscous à la vapeur est un grain cuit.

Bouillon à part, harissa à part. La table décide de la force.

Préparation pas à pas

  1. Boulettes : mélanger bœuf, pain pressé, œufs, ail, herbes, épices ; rouler 12 boules 15 min

    Mains mouillées, sans serrer.

  2. Sauce : oignons fondus à l'huile, concentré, paprika, curcuma, harissa, tomates, 1,5 l d'eau 10 min

    Dans le bas du couscoussier.

  3. Ajouter carottes et navets, porter à frémissement 5 min

    Les légumes longs d'abord.

  4. Déposer les BOULETTES CRUES dans la sauce frémissante, sans remuer 10 min 10 min

    Elles pochent, restent tendres et parfument le bouillon.

  5. Semoule : mouiller de 15 cl d'eau salée, huile, rouler à la main, PREMIÈRE VAPEUR 20 min 20 min

    Dans le haut, dès que la vapeur passe.

  6. Reverser dans le plat, arroser, rouler, DEUXIÈME VAPEUR 20 min ; ajouter courgettes, potiron, pois chiches à la sauce 20 min

    Casser les grumeaux.

  7. Rouler encore, TROISIÈME VAPEUR 20 min 20 min

    Triplée de volume, grain séparé et léger.

  8. Dresser semoule, boulettes, légumes ; bouillon en soupière, harissa à part 5 min

    Chacun se sert.

Le conseil du caviste

Un plat complet, semoule, légumes, boulettes, bouillon rouge et harissa, où un seul verre doit tout traverser.

Le Moulin Caresse La Frangine Rosé à 9 °C, le vin du couscous.

Le Tour du Roy Rosé Prestige Crémant de Bordeaux à 7 °C, pour un vendredi soir de fête.

Le Bergerac Domaine de Mayat, un rouge léger, à 14 °C, si la table préfère le rouge.

Un plat complet appelle un vin polyvalent, et le polyvalent, c'est le rosé. Sur une assiette qui réunit le végétal des légumes, le gras de la viande, l'acide de la tomate et le feu de la harissa, aucun vin spécialisé ne tient : le blanc vif se brise sur la viande, le rouge structuré s'écrase sur la harissa. Le rosé n'excelle nulle part et ne faute nulle part : il a le fruit pour la tomate, la fraîcheur pour le piment, assez de corps pour la boulette. C'est le vin des plats qui sont un repas entier.

À éviter : un rouge tannique, que la harissa rend brûlant.

Les bouteilles de la cave

La sélection du caviste pour cette recette, en stock.

Moulin Caresse La Frangine Rosé VDP PérigordMoulin Caresse La Frangine Rosé VDP Périgord 6,60 €
Tour du Roy Rosé Prestige Crémant de BordeauxTour du Roy Rosé Prestige Crémant de Bordeaux 9,90 €
Bergerac Domaine de MayatBergerac Domaine de Mayat 5,90 €
Livraison en Point de Retrait Mondial Relay dès 8,99 € Retrait gratuit à Sainte-Foy-la-Grande

Dépannage

Mes boulettes se sont défaites dans la sauce

Trop peu de pain ou d'œuf, ou sauce bouillante. Cent grammes de pain pressé et deux œufs pour 800 g de viande, et un frémissement ; on ne remue pas les dix premières minutes.

Elles sont dures

Saisies avant, ou trop serrées, ou viande trop maigre. Crues dans la sauce, roulées sans serrer, bœuf à 15 % de gras.

La semoule est collée et pâteuse

Cuite à l'eau bouillante, ou trop mouillée. À la vapeur, trois fois, et 15 cl d'eau pour 600 g au départ, en roulant à la main entre chaque passage.

La vapeur ne passe pas

Le joint entre le haut et le bas fuit. Un linge humide ou un boudin de pâte à l'eau et à la farine scelle la jonction.

Le bouillon est fade

Pas assez de concentré ni d'épices, ou boulettes saisies qui n'ont rien donné. Trois cuillères de concentré, paprika, et les boulettes crues.

C'est trop fort

La harissa était dans la sauce. Une cuillère seulement dans la sauce, le reste à table : chacun règle.

Conservation & préparation anticipée

Sauce et boulettes se gardent 3 jours au réfrigérateur, ensemble, et sont meilleures le lendemain.

La semoule se garde 2 jours, à part ; on la réchauffe à la vapeur 10 min, ou au micro-ondes couverte d'un linge humide.

Sauce et boulettes se congèlent 3 mois ; la semoule, non : elle devient pâteuse.

Les boulettes crues se congèlent, à plat, et se pochent sans décongeler, 40 min.

Le bouillon restant fait une soupe avec un reste de semoule.

Variantes

Couscous au poisson

La version de Sfax : mérou ou daurade pochés dans la même sauce rouge, avec des pommes de terre.

Boulettes au céleri

Des feuilles de céleri hachées dans la farce à la place du persil : le goût de Tunis.

Le couscous des restaurants

Notre couscous royal.

La harissa qui va avec

Notre harissa maison.

Questions fréquentes

Pourquoi ne pas saisir les boulettes ?

Une boulette saisie a une croûte qui la ferme. Pochée crue, elle reste tendre et donne son goût au bouillon, tout en absorbant la tomate.

Pourquoi trois vapeurs ?

Pour cuire le grain au lieu de le gonfler. Roulée à la main entre chaque passage, la semoule triple de volume, séparée et légère.

Peut-on cuire la semoule à l'eau bouillante ?

On peut, mais ce n'est pas le même plat : le grain est gonflé, pas cuit, et n'a pas pris le parfum de la sauce.

Bœuf ou agneau ?

Bœuf, dans la tradition tunisienne. Agneau pour une version plus grasse et plus parfumée.

Où va la harissa ?

Une cuillère dans la sauce, le reste à table dans une coupelle. Chacun règle sa force.

Quel vin servir avec ?

Un rosé : sur un plat complet, semoule, légumes, viande et harissa, c'est le seul vin qui traverse tout sans fauter.

Il y a le couscous royal des restaurants, avec ses viandes grillées et sa merguez, et il y a le couscous des maisons tunisiennes, qui ne connaît qu'une viande : la boulette. Du bœuf haché, du pain rassis trempé, de l'œuf, du persil, de l'ail, de la coriandre et beaucoup de poivre, roulé en boules de la taille d'une mandarine, et c'est le plat du vendredi soir de toutes les familles juives de Tunis.

La règle qui change tout : les boulettes ne sont pas saisies. Dans un couscous, on les dépose crues, directement dans la sauce rouge qui frémit, et elles y pochent une demi-heure. Une boulette saisie à la poêle a une croûte qui la ferme : elle garde son jus pour elle et n'échange rien avec la sauce. Une boulette pochée crue reste tendre de bout en bout, sans croûte, et, surtout, elle donne à la sauce ce que le bœuf, l'ail et le persil ont à donner, tout en absorbant la tomate. C'est ce va-et-vient qui fait qu'un bouillon de couscous aux boulettes n'a pas le même goût qu'un bouillon de légumes : il a le goût de la viande.

La semoule est l'autre moitié du travail, et on ne la fait pas à l'eau bouillante. On la mouille à peine, on la roule entre les paumes pour séparer les grains, et on la cuit à la vapeur dans le haut du couscoussier, au-dessus de la sauce, trois fois : après chaque passage de vingt minutes, on la remet dans un plat, on l'arrose d'un peu d'eau salée, on la roule à nouveau à la main pour casser les grumeaux, et on la remonte. À la troisième vapeur, elle a triplé de volume, chaque grain est séparé, léger, et parfumé par la sauce qui a cuit dessous. Un couscous à l'eau bouillante est un grain gonflé ; un couscous à la vapeur est un grain cuit.

On sert la semoule sur un grand plat, les boulettes et les légumes par-dessus, le bouillon à part dans une soupière, et la harissa dans une coupelle : chacun se sert, et la table décide de la force.

Avant de partir

Les bouteilles que le caviste sert avec cette recette, en stock et prêtes à partir.

Moulin Caresse La Frangine Rosé VDP PérigordMoulin Caresse La Frangine Rosé VDP Périgord 6,60 €
Tour du Roy Rosé Prestige Crémant de BordeauxTour du Roy Rosé Prestige Crémant de Bordeaux 9,90 €
Bergerac Domaine de MayatBergerac Domaine de Mayat 5,90 €

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