L'opéra est un gâteau de sept couches qui doit être plat, bas et net : 3 centimètres en tout, des arêtes au couteau, un dessus qui reflète la lumière.
Ce dessus est la seule vraie difficulté. Un glaçage chaud versé sur un gâteau souple s'étale lentement, ramollit la crème au beurre en dessous et finit par couler par les côtés en emportant les couches. Le résultat est bombé et sale.
La méthode des pâtissiers renverse le problème : le gâteau monté passe 2 heures au congélateur, et le glaçage, tiède à 35 °C, est versé d'un seul coup au centre. Au contact d'une surface à moins de 0 °C, il se fige presque instantanément, en couche mince et parfaitement plane.
Le second point est le détaillage : on coupe le gâteau encore glacé, à la lame chaude, en essuyant entre chaque trait.







