Assiette de risotto aux fruits de mer : riz nacré, moules et palourdes en coquille, gambas et calamars, persil, sans fromage

Plat principal

Risotto aux fruits de mer : la recette italienne

Le risotto de la mer, le risotto alla pescatora : moules, palourdes, gambas et calamars enrobent un riz nacré, mouillé au fumet iodé. Sans parmesan, comme le veut la tradition avec les fruits de mer.

  • Préparation : 25 min
  • Cuisson : 25 min
  • Repos : 45 min
  • Coût modéré
  • 4 personnes
  • Intermédiaire
  • Toute l’année

Ingrédients

4 personnes

Ustensiles

  • faitout (large, pour le risotto)
  • casserole (pour ouvrir les coquillages et tenir le fumet)
  • poêle (pour saisir gambas et calamars)
  • passoire (fine, pour filtrer le jus)
  • louche
  • spatule

L'astuce du chef

Le geste du risotto, version marine. 1° Ouvrez moules et palourdes à couvert avec un peu de vin, filtrez leur jus à la passoire fine et ajoutez-le au fumet : c’est lui qui parfume le riz. 2° Nacrez le riz, déglacez au vin, puis mouillez louche par louche avec le fumet chaud en remuant pour libérer l’amidon. 3° Saisissez gambas et calamars à part, très vite, et réincorporez tous les fruits de mer en fin de cuisson pour qu’ils restent tendres. Pas de parmesan : avec les fruits de mer, on ne met pas de fromage. Une noix de beurre ou un filet d’huile d’olive suffit à lier.

Préparation pas à pas

  1. Dégorger les coquillages 45 min

    Grattez et ébarbez les moules, faites dégorger moules et palourdes dans de l’eau bien salée pour évacuer le sable. Écartez tout coquillage cassé ou ouvert qui ne se referme pas.

  2. Ouvrir moules et palourdes 5 min

    Dans une casserole, faites ouvrir moules et palourdes à couvert avec un peu de vin blanc, à feu vif. Récupérez-les dès qu’elles s’ouvrent, jetez celles restées fermées. Filtrez leur jus à la passoire fine et ajoutez-le au fumet chaud. Décoquillez-en la moitié.

  3. Saisir gambas et calamars 3 min

    Dans une poêle très chaude, saisissez rapidement les gambas puis les calamars dans un peu d’huile, juste pour les colorer. Réservez : ils finiront dans le risotto.

  4. Nacrer le riz 3 min

    Faites suer l’échalote et l’ail dans l’huile d’olive. Ajoutez le riz sec et remuez 1 à 2 minutes jusqu’à ce que les grains soient translucides. Déglacez avec le reste de vin blanc.

  5. Mouiller louche par louche 16 min

    Ajoutez le fumet iodé chaud une louche à la fois, en remuant, en attendant qu’elle soit presque absorbée avant la suivante. Poursuivez 16 à 18 minutes jusqu’à un riz crémeux mais al dente.

  6. Réunir les fruits de mer 2 min

    En fin de cuisson, incorporez tous les fruits de mer (décoquillés et en coquille) pour les réchauffer 1 à 2 minutes, sans les recuire.

  7. Lier et servir 1 min

    Hors du feu, liez d’un filet d’huile d’olive (ou d’une noix de beurre), ajoutez le persil, rectifiez l’assaisonnement et servez aussitôt. Sans parmesan.

Le conseil du caviste

Un risotto iodé et parfumé appelle un blanc sec vif et aromatique, servi frais à 8-10 °C. Un Pinot grigio léger en est l’exemple ; un Bordeaux blanc sec tendu ou un Sauvignon nerveux jouent le même rôle. Utilisez le même vin pour le fumet, le déglaçage et la table. Évitez les blancs boisés, qui masqueraient la finesse des coquillages.

Les bouteilles de la cave

Dépannage

Le plat est sableux

Coquillages mal dégorgés ou jus non filtré : prolongez le dégorgeage et passez toujours le jus à la passoire fine avant de l’ajouter au fumet.

Les fruits de mer sont caoutchouteux

Ils ont trop cuit : saisissez-les brièvement à part et ne les réincorporez qu’en toute fin, juste pour les réchauffer.

Le risotto manque de goût

Le fumet était fade : renforcez-le avec le jus filtré des coquillages, indispensable au parfum du plat.

C’est trop salé

Les coquillages et le fumet salent déjà : ne salez qu’en toute fin, après avoir goûté.

Conservation & préparation anticipée

À déguster aussitôt. Un reste se garde 24 h au réfrigérateur, dans une boîte hermétique, et se réchauffe doucement avec un peu de fumet ou d’eau, sans faire bouillir les fruits de mer. Ne recongelez jamais des produits de la mer déjà cuits. Refroidissez vite tout reste.

Variantes

Au safran

Une dose de safran dans le fumet, pour une couleur dorée et un parfum plus rond.

À la tomate

Quelques cuillères de tomate concassée au nacrage : une version alla pescatora rouge, plus méditerranéenne.

Aux Saint-Jacques

Remplacez une partie des gambas par des noix de Saint-Jacques saisies, ajoutées à la toute fin.

Questions fréquentes

Met-on du parmesan dans un risotto aux fruits de mer ?

Non : la tradition italienne ne marie pas fromage et fruits de mer. On lie le risotto d’un filet d’huile d’olive ou d’une noix de beurre.

Peut-on utiliser des fruits de mer surgelés ?

Oui, un mélange de fruits de mer surgelés de qualité dépanne très bien. Décongelez-les au frais, égouttez-les et ne les recongelez jamais.

Comment nettoyer moules et palourdes ?

Grattez et ébarbez les moules, faites dégorger l’ensemble dans de l’eau bien salée, et jetez tout coquillage cassé ou qui reste ouvert avant cuisson.

Quel bouillon pour ce risotto ?

Un fumet de poisson, enrichi du jus filtré des coquillages. À défaut, un bouillon de légumes léger, mais le fumet fait toute la différence.

Peut-on le préparer à l’avance ?

Le risotto se sert aussitôt. Vous pouvez préparer le fumet et nettoyer les fruits de mer en avance, mais la cuisson se fait à la minute.

Le risotto aux fruits de mer, le risotto alla pescatora, est un plat de fête iodé et généreux. Le geste du risotto reste le même — nacrage, mouillage louche par louche — mais le bouillon devient un fumet marin, et l’on renonce au parmesan : la mer n’aime pas le fromage. La recette complète est ci-dessus ; voici les gestes et l’accord du caviste.

Un fumet et beaucoup de fraîcheur

Le cœur du plat, c’est le jus des coquillages. On ouvre moules et palourdes à couvert avec un peu de vin blanc, on filtre soigneusement leur eau et on l’ajoute au fumet de poisson : ce liquide iodé, versé louche par louche, parfume tout le riz. Les fruits de mer, eux, cuisent vite et se réincorporent en fin de cuisson pour rester tendres. On garde quelques coquillages en coquille pour un dressage généreux.

Sécurité : des coquillages irréprochables

N’utilisez que des coquillages très frais, coquilles fermées et brillantes, achetés le jour même et gardés au froid. Faites dégorger moules et palourdes dans de l’eau bien salée pour évacuer le sable. Jetez avant cuisson tout coquillage cassé ou qui reste ouvert, et après cuisson tout coquillage resté fermé. Ce plat est déconseillé aux personnes fragiles si les produits ne sont pas parfaitement frais.

Quel vin avec le risotto aux fruits de mer ?

Un vin blanc sec, vif et aromatique, servi à 8-10 °C, prolonge l’iode sans l’écraser. La catégorie idéale est un blanc frais et léger type Pinot grigio ; dans nos rayons, un Bordeaux blanc sec tendu et minéral joue le même rôle. Utilisez pour le fumet et le déglaçage le même vin sec que celui servi à table.

Dans le même esprit

Prolongez le repas marin avec nos moules marinières et nos linguine aux palourdes. Pour comparer les techniques, voyez notre risotto au parmesan. Nos conseillers vous guident en boutique à Sainte-Foy-la-Grande et à Creysse.

Allergènes

Contient mollusques (moules, palourdes, calamars) et crustacés (gambas). Achetez des produits très frais, gardez-les au froid, faites bien dégorger les coquillages et ne cuisinez que des coquilles fermées ; jetez celles restées fermées après cuisson. Ne recongelez jamais des fruits de mer décongelés. Plat déconseillé aux personnes fragiles si les produits ne sont pas parfaitement frais.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

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